Automobile

Renault Group : chiffre d’affaires en hausse de 7,1% à fin septembre 2026

Renault Group termine les neuf premiers mois de 2026 avec des ventes automobiles en recul, mais un chiffre d’affaires en hausse de 7,1%. Derrière ce contraste, le constructeur français mise sur des modèles mieux valorisés, l’électrification et la rentabilité plutôt que sur la seule course aux volumes.

Renault Group affiche un chiffre d’affaires de 41,8 milliards d’euros à fin septembre 2026, en hausse de 7,1%.

29 Octobre 2026 À 12:00

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Vendre moins, mais gagner davantage. C’est le paradoxe qui ressort des derniers résultats de Renault Group, publiés ce jeudi 29 octobre 2026. Sur les neuf premiers mois de 2026, le groupe a écoulé 1,66 million de véhicules dans le monde, soit une baisse de 2,2% par rapport à l’année précédente. Pourtant, son chiffre d’affaires progresse de 7,1%, à 41,8 milliards d’euros.

Le troisième trimestre raconte la même histoire, avec des écarts encore plus marqués. Entre juillet et septembre, Renault Group a vendu 497.799 véhicules, soit 6% de moins qu’un an auparavant. Son chiffre d’affaires a néanmoins augmenté de 1,5%, à 11,6 milliards d’euros. L’activité automobile est restée stable, à 9,8 milliards d’euros, tandis que Mobilize Financial Services, la branche de financement du groupe, a progressé de 11%, à 1,8 milliard d’euros.

Cette résistance des revenus ne doit rien au hasard. Renault privilégie désormais les ventes aux particuliers, généralement plus rémunératrices, et réduit son exposition aux canaux moins rentables, notamment les loueurs de courte durée. En Europe, les ventes aux particuliers ont ainsi progressé de 5% au troisième trimestre, alors que celles destinées à la location courte durée et à la démonstration ont reculé de 18%.

Renault avance, Dacia ralentit, Alpine accélère

Les trois marques du groupe traversent toutefois des périodes bien différentes. Renault affiche une progression de 1,1% sur les neuf premiers mois, avec près de 1,18 million de véhicules vendus. La marque profite notamment de ses performances européennes et du redressement de ses utilitaires, dont les ventes ont augmenté de 8,1% en Europe.

Pour Dacia, la situation est plus délicate. Ses ventes mondiales reculent de 9,7%, à 471.007 unités. La marque subit une concurrence accrue et traverse une phase de renouvellement de sa gamme, alors que la demande européenne se tourne rapidement vers les motorisations électrifiées. Les nouvelles Sandero hybride, Spring et Striker doivent contribuer à relancer son activité en fin d’année.

À l’inverse, Alpine poursuit son développement. Avec 12.269 véhicules immatriculés depuis janvier 2026, ses ventes bondissent de 65,6%. Une croissance spectaculaire, même si les volumes restent modestes face aux deux autres marques du groupe.

L’électrique change la donne

L’autre fait marquant se trouve du côté des motorisations. Au troisième trimestre, les ventes de voitures électriques de Renault Group ont augmenté de 84,7% en Europe. Elles représentent désormais 25,8% de ses ventes de voitures particulières sur ce marché, contre 13,6% un an auparavant. En ajoutant les hybrides et les hybrides rechargeables, la part des modèles électrifiés atteint 54,9%.

Cette accélération permet au constructeur de mieux répondre à l’évolution de la demande, mais elle intervient dans un environnement toujours plus concurrentiel. Renault compte notamment sur le renouvellement de la Megane E-Tech electric et l’arrivée du Trafic Van électrique pour poursuivre sa progression.

Le Maroc conserve, de son côté, une place importante dans les résultats du groupe. Avec 68.022 véhicules vendus à fin septembre 2026 et une part de marché de 36,1%, le Royaume figure au huitième rang de ses principaux marchés mondiaux. Les ventes des marques du groupe y progressent de 6,9% sur neuf mois, alors que la seule marque Renault enregistre une hausse de 3,3 %.

Malgré le recul de ses volumes mondiaux, Renault Group ne revoit pas ses ambitions financières à la baisse. Le constructeur maintient son objectif de marge opérationnelle d’environ 5,5% pour l’ensemble de 2026, ainsi qu’un flux de trésorerie disponible de l’activité automobile proche d’un milliard d’euros. Reste à voir si les nouveautés attendues en fin d’année permettront de soutenir également les immatriculations.
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