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Il aura suffi d’un extrait de quelques secondes diffusé sur la SNRT pour que l’émission de télé réalité «Lalla Laaroussa» viralise sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une scène de tension entre un jeune couple de mariés, marquée par un échange verbal tendu, couronné par un geste violent (claque), survenu devant les autres couples et leurs mères. Rapidement relayée en ligne, la séquence a été largement critiquée pour deux raisons principales : d’abord, le non-respect de l’intimité conjugale, désormais exposée et transformée en contenu médiatique. Ensuite, l’impact de ces images sur les représentations sociales du couple et du mariage, notamment chez les jeunes générations. De nombreux internautes estiment qu’en mettant en scène des tensions, des échanges conflictuels ou des formes de déséquilibre relationnel sans réel cadrage, ces séquences pourraient contribuer à banaliser certains comportements malsains et à influencer la perception de la relation de couple, la manière de gérer les désaccords, mais aussi la place du respect et du dialogue dans la vie conjugale. Il convient de souligner que ce débat s’inscrit dans un contexte plus large de transformation des usages médiatiques et numériques. Certains contenus circulant sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, amplifient et redéfinissent les perceptions du réel. L’exposition de l’intime y est devenue plus fréquente et souvent décontextualisée, contribuant ainsi à fragiliser certains repères sociaux et relationnels, mais aussi la représentation même du mariage. Face à ces évolutions, sociologues, psychologues et spécialistes de l’éducation multiplient les mises en garde contre les effets de cette surexposition de la vie privée et ses répercussions sur les modèles relationnels sains. C’est justement ce qu’explique Mohammed Houbib, psychologue spécialisé dans le domaine de la justice et des droits de la famille et des enfants.
La maladie de Parkinson demeure l’une des pathologies neurodégénératives les plus complexes à diagnostiquer et à prendre en charge. Longtemps réduite à ses seuls symptômes moteurs, elle est aujourd’hui mieux comprise dans ses phases précoces, où des signes discrets – troubles du sommeil, perte de l’odorat, fatigue persistante – peuvent apparaître plusieurs années avant le diagnostic. Au Maroc, la maladie soulève encore d’importants défis : retard diagnostique, inégalités d’accès aux soins spécialisés et manque de sensibilisation. Mais les avancées scientifiques, notamment dans les biomarqueurs, la génétique et l’intelligence artificielle, ouvrent de nouvelles perspectives. La docteure Hala Harifi, spécialiste en physiologie, toxicologie et santé, dresse un état des lieux et évoque les pistes d’avenir pour les patients et leurs familles.
En ce mardi 28 avril, Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, les Nations unies tirent la sonnette d’alarme : le travail tel qu’il est organisé aujourd’hui peut devenir un facteur de mort. Avec plus de 840.000 décès prématurés chaque année, un rapport de l’Organisation internationale du travail, publié à cette occasion, met en cause les formes actuelles d’organisation du travail. Stress, horaires prolongés et précarité ne relèvent plus de simples fatalités individuelles, mais s’inscrivent dans un ensemble de mécanismes qui, à force de s’accumuler, finissent par altérer la santé des travailleurs, souligne cette alerte.
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