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Programme gouvernemental : le PAM a gardé ses chiffres, l'USFP son cadrage, l'Istiqlal ses mots
Présenté lundi 19 octobre devant les deux Chambres du Parlement réunies, en application de l'article 88 de la Constitution, le programme gouvernemental de Fatima Ezzahra El Mansouri se dit fondé sur la convergence des programmes électoraux des quatre partis de la majorité. La confrontation, mesure par mesure, de ce texte avec les programmes du PAM, de l'Istiqlal, de l'USFP et du PPS mis en avant lors des législatives du 23 septembre fait apparaître une répartition nette. Le parti qui dirige la majorité a placé ses engagements chiffrés sur le pouvoir d'achat et la jeunesse, repris au chiffre près. L'USFP a imposé ses cibles de déficit et de dette, l'Istiqlal son vocabulaire sur la rente et la souveraineté, le PPS quelques mesures ciblées. Deux promesses de campagne n'ont pas franchi le filtre de la négociation : le million d'emplois et l'impôt sur la fortune.
Sahara : le plan d’autonomie marocain s’impose comme le socle des négociations (Mohammed Loulichki)
Le débat ne porte plus seulement sur l’issue du différend, mais sur les voies de son règlement. Après des décennies d’impasse, le plan marocain d’autonomie s’installe au cœur des négociations sur le Sahara, désormais tournées vers les conditions concrètes de sa mise en œuvre. Conseil de transition, garanties constitutionnelles et internationales, avenir de la Minurso : les contours d’un éventuel accord commencent à se dessiner. Dans une analyse publiée en octobre par le Policy Center for the New South, Mohammed Loulichki, ancien ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU, décrypte les nouvelles perspectives ouvertes par le rapport d’António Guterres du 1er octobre 2026. Sous l’impulsion américaine, le processus diplomatique gagne en substance, même si le chemin vers un règlement définitif reste semé d’obstacles.
Voitures électriques : le Maroc toujours sans règles d’efficacité énergétique
Première industrie exportatrice du pays avec 154,49 milliards de dirhams en 2025, l’automobile marocaine monte en puissance jusque dans l’électrique. Sur le marché local, pourtant, ni norme de consommation, ni étiquetage, ni taxe CO₂, ni quota de véhicules propres, alors que 85,6% des ventes de 2023 étaient importées. Une étude du projet «Improve» met en lumière ce décalage, que le bonus-malus en préparation devra combler.
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