La cherté de la vie, c’est aussi le prix d’une souveraineté économique inachevée (expert)
La hausse des prix ne renvoie pas seulement à l’inflation. Elle dit la dépendance, l’intermédiation, la faiblesse des contrôles et la part de valeur qui échappe encore au tissu productif national. C’est cette lecture que livre Youssef Guerraoui Filali, président du Centre marocain de gouvernance et de management (CMGM) et analyste économique, invité de Rachid Hallaouy dans «L’Info en Face» du 4 juin 2026. Pour cet expert, les chocs extérieurs n’épuisent pas l’explication de la cherté de la vie : ils révèlent les fragilités internes qui pèsent sur le consommateur marocain. De la tomate au mouton, du carburant au blé, le pouvoir d’achat apparaît comme l’un des tests les plus concrets d’une souveraineté économique encore inachevée.
