Elections 2026 : entre la «tazkiya» et la performance, les partis à l’heure des grands choix
À l’approche des élections de 2026, le paysage politique marocain connaît une évolution discrète mais profondément structurante. L’action publique - portée par la montée en puissance de chantiers majeurs, dont la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré - tend à se définir en amont des échéances électorales. Ce mouvement redessine progressivement les contours du rôle des partis politiques et des élus, en reconfigurant les rapports entre décision, compétition électorale et mise en œuvre des politiques publiques. Dans ce contexte, la «tazkiya», longtemps cantonnée à un mécanisme interne aux partis, s’impose comme un moment clé où se joue, en grande partie, la nature et la qualité de l’offre partisane. À travers une série d’entretiens menés auprès d’universitaires, d’élus et de responsables partisans, issus de différentes formations politiques, ce dossier propose de décrypter les transformations en cours et d’interroger la logique et la mécanique qui sous-tendent la «tazkiya» et son impact sur la crédibilité des partis et surtout leur capacité à produire des élus à même d’accompagner et de conduire les grands chantiers territoriaux. Entre la course à la rentabilité électorale et l’impératif de la performance en matière de gestion, les formations politiques sont à l’heure des grands choix.
