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Mardi 03 Mars 2026
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La Bourse de Casablanca efface plusieurs mois de gains en deux séances

La Bourse de Casablanca a prolongé ses pertes au quatrième jour des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Après un recul de 4,27% lundi, le MASI a enregistré une nouvelle baisse de 5,63%, clôturant à 16.399 points, dans un volume d’échanges soutenu de 984 millions de dirhams.

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Le Masi, indice de référence à la Bourse de Casablanca, chute de 5,63% après un repli de 4,27% la veille, ramenant l’indice à 16.399 points et portant la contre-performance annuelle à -13%. Avec ce niveau, l’indice revient à des seuils observés en avril 2025 et efface en deux séances plusieurs mois de performance.

La séance a été marquée par une forte pression vendeuse, avec 65 valeurs en baisse, contre seulement 3 en hausse et une inchangée. Le mouvement a été généralisé, traduisant une correction profonde du marché.



Parmi les valeurs les plus actives, Attijariwafa Bank arrive en tête avec un volume de 190 millions de dirhams et termine en baisse de 4,21% à 680 dirhams. Marsa Maroc recule de 10% à 702 dirhams dans un volume de 87 millions de dirhams, alors que TGCC cède 7,14% à 676 dirhams, pour un volume de 67 millions de dirhams.

Selon des analystes, la réaction des investisseurs apparaît plus marquée à Casablanca que dans certains marchés directement exposés aux tensions. Les ventes ont été particulièrement visibles du côté des investisseurs particuliers. Le volume global proche du milliard de dirhams témoigne toutefois d’une activité soutenue, certains intervenants ayant profité de la correction pour ajuster leurs positions.

Les fondamentaux du marché ne sont pas remis en cause. La croissance du chiffre d’affaires des sociétés cotées s’affiche à 10% en 2025, contre 7% anticipée précédemment.

Des incertitudes subsistent néanmoins quant à l’impact potentiel d’une hausse des prix de l’énergie, susceptible d’affecter le déficit budgétaire et d’exercer une pression sur la courbe des taux ainsi que sur les marges des industriels. Dans un scénario défavorable, le marché pourrait revenir à des niveaux de valorisation autour de 17 fois les bénéfices estimés pour 2026, comme observé lors de précédentes crises.
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