Culture

Au FICAM, Michel Ocelot explore l’immersion avec «Les Lapins 3 Oreilles»

Présent au Festival international de cinéma d’animation de Meknès (FICAM), Michel Ocelot continue d’élargir les frontières de son univers narratif, en s’aventurant cette fois dans des dispositifs immersifs inédits pour lui : la projection en dôme et la réalité virtuelle.

21 Mai 2026 À 16:55

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Avec «Les Lapins 3 Oreilles», court métrage d’environ 25 minutes, le cinéaste Michel Ocelot propose une variation poétique autour du conte médiéval. On y suit un jeune garçon, une princesse retenue par un régent autoritaire et une étrange population de lapins multicolores et mélomanes, capables d’évoluer dans une nature foisonnante et presque magique.



Le projet marque une étape particulière dans la démarche d’Ocelot, qui explore ici un format à 360 degrés destiné aux espaces de type planétarium et dispositifs immersifs. Une expérience où l’image n’est plus seulement frontale, mais enveloppante, plaçant le spectateur au cœur même du récit.

Si la structure du conte reste fidèle à l’univers du réalisateur : épreuves, lutte de pouvoir, parcours initiatique, c’est surtout la manière de raconter qui évolue. Le dispositif immersif permet une lecture sensorielle du récit, renforcée par le travail sur le son et les points de vue changeants, parfois très larges, parfois au plus près des personnages.

Autodidacte et figure majeure de l’animation française, Michel Ocelot, révélé notamment par «Kirikou et la sorcière», poursuit ainsi son exploration d’un cinéma où la technologie ne remplace pas le conte, mais en renouvelle l’expérience.
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