Culture

Le film égyptien «Happy Birthday» remporte le Grand Prix du Festival international du film de Dakhla

Le film «Happy Birthday», de la réalisatrice Sarah Goher, a remporté le Grand Prix de la 14e édition du Festival international du film de Dakhla. À travers un drame humain sensible, le premier long métrage de la réalisatrice Sarah Goher soulève des questions sur le travail des jeunes filles dans un contexte de disparités sociales criantes.

12 Juin 2026 À 09:55

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Le Prix du Jury de la compétition des longs métrages de fiction a été décerné au film marocain «Bribes», des réalisateurs Janane Fatine Mohammadi et Abdelilah Zirat.

L’acteur Hilmi Dridi s’est, quant à lui, vu attribuer le Prix du meilleur acteur pour son rôle dans le film tunisien «Round 13», tandis que l’actrice Kholoud Betioui a remporté le Prix de la meilleure actrice pour son rôle dans le film «Bribes», ex æquo avec la jeune Doha Ramadan, l’héroïne du film «Happy Birthday».

Dans la catégorie des documentaires, le Grand Prix est revenu au film palestinien «Bliatcho Gaza» de Abdelrahman Sabah, tandis que le Prix du Jury a été attribué au film ougandais «Memories of Love Returned» du réalisateur Ntare Guma Mbaho.

Le Jury a aussi décerné une Mention spéciale ex æquo aux films «Déchirure» de Fouad Souiba et «The Other... Raeburn» de David Pierre Fila, du Congo. Il a, par ailleurs, attribué une autre mention spéciale au film «The Departure» de Mohamed Fadel Joumani.

Neuf longs métrages étaient en lice pour le Grand Prix de Dakhla, le Prix du Jury, le Prix de la meilleure actrice et le Prix du meilleur acteur. Il s’agit de «Quiproquo» de Hamid Basket (Maroc), «Fragments» de Janane Fatine Mohammadi et Abdelilah Zirat (Maroc), «Happy Birthday» de Sarah Goher (Égypte), «Rabsha» de Mohammed Makki (Arabie saoudite), «Mikoko» d’Angèle Aquerburu Rabatel (Togo), «Au-delà des illusions» de Salif Kone (Côte d’Ivoire), «Nyamula» d’Oskar Weimar (Kenya), «The Gunless Soldier» de Joyce Mhango Chavula (Malawi) et «Round 13» de Mohamed Ali Nahdi (Tunisie – Chypre - Qatar, Arabie saoudite).

Le Jury de cette compétition a été présidé par le réalisateur et penseur malien Manthia Diawara et composé notamment de l’actrice marocaine Nisrin Erradi, de la réalisatrice nigériane Aïcha Macky, de l’expert norvégien en cinéma Anders Tangen et du réalisateur et producteur philippin Christian Paolo Lat.

Outre «The Departure» de Mohamed Fadel Joumani et «Déchirure» de Fouad Souiba, qui représentent le Maroc, la sélection des documentaires a réuni aussi «The Other... Raeburn» de David Pierre Fila (Congo), «Border Life» de Mora-Kpai Idrissou (Bénin), «L’Homme qui plante les baobabs» de Michel K. Zongo (Burkina Faso – Côte d’Ivoire), «Souraya mon amour» de Nicolas Khoury (Liban – Qatar), «The Clown of Gaza» de Abderrahman Sabah (Palestine, France – Qatar), «The Big Everything» d’Aminatou Echard (France – Belgique – Niger), «Beyond the Genocide» de Zion Sulaiman Mukasa Matovu (Rwanda) et «Memories of Love Returned» de N.G. Mbaho Mwine (Ouganda – États-Unis).

Le Jury de la compétition documentaire a été présidé, quant à lui, par la réalisatrice marocaine Asmae El Moudir. Il comprenait aussi la réalisatrice burkinabè Éléonore Yameogo, l’acteur et producteur suédois Said William Legue ainsi que le réalisateur italien Guido Pappadà.

Aussi, un total de 19 films représentant 21 pays d’Afrique et du Moyen-Orient concouraient dans les catégories des longs métrages et des documentaires. Porteuses de récits à forte dimension humaine et de regards cinématographiques singuliers, ces œuvres illustrent la diversité du cinéma contemporain et la richesse de ses expressions esthétiques et narratives.

La cérémonie de clôture de l’événement, organisé par l’Association d’animation culturelle et artistique des provinces du Sud avec le soutien de plusieurs partenaires, a été marquée par un hommage rendu à des figures du 7e art, en l’occurrence l’actrice marocaine Souad Khouyi, le scénariste égyptien Medhat El-Adl et le producteur marocain Fouad Challa. Les différents espaces du festival ont vibré au rythme d’activités variées, dont des projections de films, des conférences, des ateliers et des hommages, en présence de personnalités du cinéma et du petit écran, marocaines et étrangères.

Le Festival international du film de Dakhla entend consolider son rôle en tant que creuset d’échange et de réflexion. Les rencontres professionnelles et les tables rondes constituent ainsi le cœur de cette manifestation, qui propose aussi des ateliers, des master class, des projections de films d’animation destinés au jeune public, ainsi qu’une section Panorama du cinéma marocain avec «Un amour à Dakhla» de Khalid Brahimi et «Les Fourmis» de Yassine Fennane.
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