LE MATIN
20 Juin 2026
À 15:05
Initié par l’Association Sarime pour la créativité artistique, culturelle et touristique, le
Festival international Caravane de l’art réunira des artistes, créateurs, intellectuels et passionnés d’art venus du Maroc et de plusieurs pays du monde. Objectif : un esprit d’échange, de dialogue et de partage culturel.
Le Festival a pour ambition de promouvoir les arts plastiques, de favoriser les rencontres interculturelles et de mettre en lumière la richesse du
patrimoine artistique sous toutes ses formes. Durant trois jours, le public pourra découvrir des expositions d’arts plastiques, des rencontres avec les artistes, des conférences thématiques, ainsi que plusieurs activités culturelles mettant en valeur la diversité des expressions artistiques contemporaines. Le programme prévoit également des moments de reconnaissance et d’hommage à des personnalités ayant contribué au rayonnement de la culture et des arts.
Cette édition sera marquée par la participation d’artistes internationaux représentant différents horizons culturels, faisant d’
Ifrane un véritable carrefour de la création et du dialogue entre les peuples à travers l’art. À travers cette manifestation, la ville d’Ifrane confirme une nouvelle fois sa vocation culturelle et son attachement à l’encouragement des initiatives artistiques qui contribuent au développement humain et au rapprochement des cultures.
Questions à l'artiste-peintre, présidente de l’Association Sarime pour la créativité artistique, culturelle et touristique et directrice du Festival international «Caravane de l’art»
Sara Belghiti : Nous voulons semer chez les jeunes le goût de la création, de la curiosité et du dialogue avec le monde
Après la réussite de la Fête de l’environnement qui a placé les enfants d’Ifrane au cœur de l’action, le Festival «Caravane de l’art» mise aussi sur l’humain et l’échange. Quelle place occupe Ifrane, «Capitale écologique du Royaume», dans l’âme de cette édition ? Comment l’art peut-il dialoguer avec la nature et le patrimoine du Moyen Atlas que vous mettez en scène ?Ifrane n’est pas seulement la ville qui accueille le Festival international «Caravane de l’art», elle constitue une véritable source d’inspiration pour cette édition. Son patrimoine naturel exceptionnel, ses forêts de cèdres, ses paysages du Moyen Atlas et son identité écologique offrent un cadre unique où l’art trouve naturellement sa place.
Nous croyons que l’art et la nature partagent une même mission : éveiller la sensibilité, encourager la réflexion et renforcer le lien entre l’être humain et son environnement. À travers les expositions, les rencontres artistiques et les échanges culturels, nous souhaitons mettre en valeur la beauté du territoire d’Ifrane tout en invitant les artistes à s’en inspirer pour créer un dialogue entre patrimoine, créativité et conscience environnementale.
Le communiqué de l’événement parle de carrefour de la création et de dialogue entre les peuples, avec des artistes venus de plusieurs pays. Quels messages universels souhaitez-vous faire passer à travers cette diversité culturelle ? Et comment l’Association Sarime compte faire en sorte que ces rencontres ne soient pas éphémères mais créent une vraie coopération artistique durable ?Le Festival «Caravane de l’art» est avant tout un espace de rencontre entre les cultures, les sensibilités et les expériences humaines. En réunissant des artistes de différents pays, nous souhaitons transmettre des valeurs universelles telles que le respect mutuel, la paix, la tolérance et l’ouverture sur l’autre.
L’art possède un langage qui dépasse les frontières et les différences. Notre ambition est de faire de cette manifestation un véritable pont entre les peuples. Au sein de l’Association Sarime pour la créativité artistique, culturelle et touristique, nous veillons à ce que ces rencontres se prolongent au-delà du Festival grâce à la création de réseaux artistiques internationaux, à l’organisation de projets communs, d’expositions itinérantes et de futures collaborations culturelles durables entre les participants.
Comme pour la Fête de l’environnement, donner la parole aux enfants a été clé. Le Festival prévoit des expositions, rencontres et conférences. Avez-vous prévu des actions spécifiques pour impliquer les jeunes et les élèves d’Ifrane-Azrou ? Comment un enfant qui a dessiné «son cèdre» en juin peut-il trouver sa place dans la «Caravane de l’art» en fin de mois ?La jeunesse occupe une place centrale dans notre vision. Tout comme lors de la Fête de l’environnement, nous considérons les enfants et les jeunes comme les acteurs de demain et les ambassadeurs de la culture et de la créativité.
Le Festival prévoit des moments d’échange entre artistes et jeunes publics, des visites guidées des expositions, des rencontres inspirantes ainsi que des activités favorisant la découverte de différentes formes d’expression artistique. Nous souhaitons permettre aux élèves d’Ifrane et d’Azrou de se sentir pleinement concernés par cet événement.
L’enfant qui a dessiné son cèdre lors de la Fête de l’environnement peut retrouver sa place dans la «Caravane de l’art» en découvrant comment la nature devient source de création artistique. Nous voulons lui montrer que chaque dessin, chaque idée et chaque regard porté sur son environnement peuvent être le point de départ d’une aventure artistique et culturelle. Notre objectif est de semer chez les jeunes le goût de la création, de la curiosité et du dialogue avec le monde.
Le Festival international «Caravane de l’art» constitue ainsi une occasion privilégiée pour renforcer les liens entre les artistes, encourager la coopération culturelle et célébrer les valeurs universelles de paix, de créativité et d’ouverture.
Par Mohammed Drihem