Culture

Jazzablanca : Ino Casablanca et Gente de Zona font monter la température à Casa Anfa

Les rythmes latins, le rap francophone et le jazz contemporain se sont donné rendez-vous mercredi soir à la 19e édition de Jazzablanca, offrant au public une programmation éclectique portée par les prestations très attendues d’Ino Casablanca et du duo cubain Gente de Zona sur la scène Casa Anfa, ainsi que par les univers singuliers de Shabaka et de Thee Sacred Souls sur la Scène 21.

09 Juillet 2026 À 14:59

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La soirée a débuté sur la scène Casa Anfa avec Ino Casablanca, qui retrouvait le public dans sa ville natale pour un concert mémorable. Face à une assistance composée majoritairement de jeunes festivaliers, le rappeur a livré une prestation énergique, portée par un public connaissant ses morceaux par cœur et reprenant en chœur ses refrains.



Fidèle à son identité musicale, l’artiste a proposé un rap aux influences multiples, où se croisent sonorités maghrébines, accents latins et productions électroniques, confirmant la place grandissante qu’il occupe sur la scène francophone.

La soirée s’est poursuivie face à une très forte affluence avec l’arrivée de Gente de Zona, l’un des groupes les plus populaires de la scène latino-américaine. Dès les premières notes de "Bailando", le célèbre titre qui a contribué à leur renommée internationale, le public s’est laissé entraîner dans une ambiance résolument festive.

Alexander Delgado et Randy Malcom ont ensuite enchaîné plusieurs de leurs succès, dont "Hablame de Miami", "Muchacha", "Rico Cantidad" et "Se le pasa", faisant danser un public conquis tout au long de leur prestation. Dans un registre plus émouvant, le duo a interprété "Celia", rendant hommage à la légendaire chanteuse cubaine Celia Cruz, figure incontournable de la musique latino-caribéenne.

Les artistes ont également multiplié les échanges avec les festivaliers, invitant plusieurs spectatrices à les rejoindre sur scène pour partager un moment de danse sur "Mas Macarena", dans une atmosphère conviviale et chaleureuse qui a renforcé la proximité entre le groupe et son public. Le concert s’est achevé sur "La Gozadera", autre tube planétaire du duo cubain, repris en chœur par des milliers de spectateurs dans une explosion de chants, de danse et de rythmes caribéens.

Parallèlement, la Scène 21 proposait une immersion dans des univers musicaux plus contemplatifs. Le multi-instrumentiste britannique Shabaka a ouvert la soirée avec une performance marquée par une grande liberté d’improvisation. Accompagné du batteur Sam Jones, il a alterné avec aisance entre saxophone, clarinette, plusieurs types de flûtes et synthétiseur, façonnant des paysages sonores tantôt éthérés, tantôt profondément organiques. Les textures électroniques, manipulées en direct, se mêlaient aux envolées instrumentales dans une création en perpétuel mouvement, saluée par les amateurs de jazz présents.

La soirée s’est conclue sur cette scène avec Thee Sacred Souls. Le trio originaire de San Diego a séduit le public grâce à une soul élégante et intemporelle, portée par la voix chaleureuse de Josh Lane, accompagné d’Alejandro "Alex" Garcia et de Salvador "Sal" Samano.

Entre influences de la soul classique, du rocksteady et de la musique contemporaine, le groupe a livré un concert tout en finesse, offrant une conclusion empreinte de douceur à une soirée où les esthétiques musicales les plus diverses se sont harmonieusement côtoyées.
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