Culture

Jazzablanca 2026 : la pop envoûtante de Zeyne et l’énergie de Rilès électrisent Casa Anfa

Les sonorités urbaines et les influences du monde se sont donné rendez-vous mardi soir à la 19ᵉ édition de Jazzablanca, où les prestations de Zeyne et de Rilès sur la scène Casa Anfa ont captivé un public venu en nombre, tandis que la Scène 21 confirmait sa vocation de tremplin avec les concerts de Small X, accompagné d’AMG et de Saib, puis de Barcelona Gipsy Balkan Orchestra.

Photo : Sradni

08 Juillet 2026 À 10:07

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Première à investir la grande scène, la chanteuse jordano-palestinienne Zeyne a livré une prestation à la fois sensible et intense. Drapée d’une élégante robe noire aux lignes aériennes, qui lui conférait une silhouette aussi mystérieuse que magnétique, l’artiste a imposé une présence scénique mêlant grâce et tempérament. Sa voix, oscillant entre soul, R&B et influences arabes contemporaines, a trouvé un écho immédiat auprès d’un public conquis, reprenant ses chansons et accompagnant chaque morceau avec ferveur.



À l’issue de son concert, Zeyne a confié à la MAP puiser son inspiration dans les expériences universelles de la vie, expliquant vouloir, à travers sa musique, rappeler que "nous sommes tous plus unis grâce aux expériences que la vie nous réserve". Elle a également réaffirmé son attachement au Maroc, où elle avait notamment tourné un clip, saluant l’accueil chaleureux du public casablancais. "Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais l’énergie était incroyable", a-t-elle déclaré, se disant particulièrement touchée par les chants et les marques d’affection que lui ont réservés les festivaliers.

En seconde partie de soirée, Rilès a fait monter l’intensité d’un cran avec un spectacle total où musique, danse et mise en scène se répondaient sans relâche. Entouré d’une troupe de danseurs vêtus de noir, l’artiste français a enchaîné chorégraphies millimétrées et performances vocales dans une parfaite synchronisation, déployant une énergie débordante qui a rapidement gagné le public.

Alternant ses morceaux les plus populaires avec de nombreux échanges spontanés avec les festivaliers, Rilès a également ménagé quelques instants plus intimistes. Entre deux titres particulièrement exigeants physiquement, il saisissait sa guitare pour interpréter une berceuse, offrant une parenthèse de douceur avant de replonger dans un spectacle rythmé et explosif.

Sur la Scène 21, consacrée notamment aux artistes émergents, Small X, épaulé par le collectif parisien AMG et le producteur Saib, a proposé une création où le rap dialoguait naturellement avec le jazz, les textures analogiques et l’improvisation. Une fusion musicale originale qui a séduit les amateurs de découvertes. "La musique n’a pas de langue. Il y a des fréquences qui se connectent automatiquement, quel que soit le style musical", a expliqué Small X à la MAP, soulignant que cette collaboration permettait d’offrir au public marocain "un autre angle musical" sur le rap.

La soirée s’est achevée avec Barcelona Gipsy Balkan Orchestra, dont les rythmes balkaniques, les influences tziganes et l’énergie communicative ont transformé la Scène 21 en une vaste fête, concluant une nouvelle soirée où Jazzablanca a, une fois encore, célébré la diversité des esthétiques musicales et les rencontres entre les cultures.
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