Le Musée national de la parure explore l’histoire de la broderie marocaine
Au Musée national de la parure, une exposition retrace l’histoire de la broderie marocaine, de ses traditions régionales à ses réinterprétations contemporaines.
Nadia Ouiddar
10 Octobre 2026
À 15:20
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Un motif géométrique, une composition florale, un fil patiemment travaillé : la broderie marocaine porte bien davantage qu’un souci d’ornement. Elle témoigne de gestes transmis entre générations, de traditions propres aux villes et aux régions, et des échanges culturels qui ont façonné les arts textiles du Royaume.
C’est cette histoire que présente «Tarz, Broder au Maroc, hier et aujourd’hui», du 8 octobre 2026 au 31 janvier 2027, aux Oudayas, Musée national de la parure à Rabat. Organisée par la Fondation nationale des musées (FNM) en collaboration avec le Musée d’Angoulême, l’exposition propose un parcours à la fois artistique, historique et anthropologique, qui restitue la pluralité des écoles, des techniques et des vocabulaires ornementaux du pays.
De Fès à Tétouan, de Rabat à Salé, de Meknès à Chefchaouen et jusqu’à Azemmour, en passant par le Tafilalet et l’Anti-Atlas, les étoffes nobles, les compositions géométriques et les motifs végétaux disent la circulation des modèles et les enrichissements culturels qui ont nourri cet art au fil des époques.
Le «Tarz» se raconte aussi à travers le vêtement, le linge domestique et les parures de cérémonie, au croisement des usages sociaux et des traditions familiales : une mémoire vivante, inscrite dans le fil et la matière.
L’exposition s’ouvre enfin sur la création contemporaine, avec des œuvres imaginées par l’artiste Fatima Lévèque et réalisées avec deux ateliers marocains, qui instaurent un dialogue entre tradition et modernité.
Le parcours est le fruit d’une recherche pluridisciplinaire réunissant historiens de l’art, ethnologues et designers. Il rassemble les collections du Musée d’Angoulême, enrichies de prêts exceptionnels consentis par de grandes institutions nationales et des collectionneurs privés.
L’exposition est réalisée avec le soutien du Fonds international du ministère français de la Culture, en partenariat avec l’Association Germa-Amis des musées d’Angoulême, qui a œuvré à la mise en œuvre de cette subvention.