17 Mars 2026 À 14:47
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Ce nouveau projet, qui constitue un jalon stratégique dans le cadre d'une coopération de longue date entre le Maroc, la Confédération suisse et l'ONUDI, s'inscrit dans une vision partagée visant à promouvoir une industrie plus compétitive, plus résiliente et plus respectueuse de l'environnement. Ainsi, il vise à améliorer la performance environnementale et économique des zones industrielles grâce à l'efficience des ressources, aux synergies industrielles et à une gestion intégrée. Conçu sur la base des enseignements tirés de la phase pilote au Maroc «EIP light touch» et des interventions dans les autres pays (Colombie, Pérou, Ukraine, Vietnam et Afrique du Sud), le projet permettra de capitaliser sur les résultats obtenus, d'ancrer davantage l'approche des parcs éco-industriels (PEI) dans le contexte marocain et d'en assurer un déploiement progressif à l'échelle nationale.
Mis en œuvre sur une période de trois ans (2026-2028) avec un budget indicatif de trois millions de francs suisses, le GEIPP Maroc vise à promouvoir les approches d'économie circulaire au sein des industries, réduire l'empreinte climatique du secteur industriel et renforcer la capacité des parcs industriels à s'adapter aux effets du changement climatique. Il contribuera ainsi à un développement industriel inclusif et durable, fondé sur les principes de l'économie circulaire. L'intervention prendra également en compte la dimension sociale du développement, en répondant aux besoins prioritaires du pays dans ce domaine.
Intervenant à cette occasion, M. Mezzour a indiqué que ce projet s'inscrivait dans la continuité des efforts visant à améliorer progressivement les conditions d'accueil des industriels, en favorisant une production de plus en plus propre au sein des espaces industriels, relevant que cette orientation avait été portée conjointement avec l'ONUDI et la coopération suisse, qui ont accompagné le Maroc dans la mise en œuvre de ces initiatives. M. Mezzour a également mis en avant l'importance de mesurer et de réduire l'empreinte carbone des activités industrielles, rappelant que la mise en place d'outils permettant d’évaluer et de certifier ces performances constituait un élément essentiel pour leur reconnaissance à l'échelle internationale.
De son côté, M. Zellweger, a souligné que cette initiative confirmait la volonté commune de travailler étroitement pour renforcer la compétitivité économique et favoriser la création d'emplois. Il a indiqué que ce projet ambitionnait de rendre les parcs industriels plus écologiques, plus durables et plus compétitifs, tout en contribuant à la création d'emplois.
Pour sa part, Mme Lahlou a affirmé que le programme visait à accompagner la transition des parcs industriels marocains vers des éco-parcs industriels, précisant que cette démarche reposait notamment sur la réduction des déchets et des émissions de CO2, l'optimisation de l'utilisation de l'énergie et des ressources naturelles, ainsi que le développement de synergies entre entreprises dans le cadre de la symbiose industrielle. Mme Lahlou a estimé que cette initiative contribuerait à renforcer la compétitivité des entreprises tout en favorisant la création d'emplois décents, relevant que le Maroc se positionnait aujourd'hui comme un modèle de transition industrielle durable à l'échelle internationale.
Le programme ambitionne de renforcer un écosystème national favorable au développement des parcs éco-industriels, en favorisant les synergies avec les politiques publiques et les initiatives nationales existantes. Il s'inscrira également dans une dynamique de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Groupe de la Banque mondiale et la GIZ. À travers cette initiative, les partenaires réaffirment leur engagement commun à accompagner la transformation durable des territoires industriels marocains, à renforcer la compétitivité de l'industrie nationale et à accroître sa résilience face aux effets du changement climatique.