LE MATIN
21 Avril 2026
À 12:42
Au
Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM),
OCP ne se contente pas d’exposer des solutions, mais raconte une vision. Pour cette 18e édition, organisée du 20 au 28 avril 2026 à Meknès, le Groupe propose une immersion dans un modèle agricole intégré, où chaque maillon,
du sol à l’élevage, est pensé comme partie d’un tout. Conçu comme un parcours pédagogique, le pavillon du Groupe met en lumière le rôle central du
phosphore dans les
systèmes agricoles. Une molécule qui, loin d’être un simple intrant, devient le fil conducteur reliant la
fertilité des sols, la
croissance des cultures, la
qualité des fourrages et, in fine, la
performance des élevages.À travers cette mise en scène, OCP défend une idée forte : la production animale ne peut être dissociée de la qualité des sols et des cultures. La
qualité de l’alimentation du bétail dépend directement de celle des fourrages, elle-même conditionnée par la
fertilité des terres et la précision des apports en
nutriments. C’est précisément sur ce levier que le Groupe a opéré un virage stratégique. Longtemps fondée sur des logiques standardisées, la
fertilisation évolue désormais vers une approche sur mesure, adaptée aux spécificités de chaque sol et de chaque culture.
La fertilisation de précision comme nouveau standard
Au cœur de cette transformation, la « customisation » des
engrais s’impose comme un pilier. Elle repose sur l’analyse fine des sols, l’exploitation de données agronomiques et l’utilisation d’outils de diagnostic avancés pour ajuster les apports aux besoins réels des cultures. Cette approche s’inscrit dans la logique dite des « 4R » : apporter le bon nutriment, à la bonne dose, au bon moment et au bon endroit. Un principe qui vise à améliorer l’efficacité des fertilisants, à réduire les pertes et à limiter l’impact environnemental des pratiques agricoles. En toile de fond, un changement de paradigme : passer d’un modèle basé sur le volume à un modèle fondé sur la solution, où la performance agricole repose sur la précision et la connaissance.
Du champ à l’élevage, une chaîne de valeur repensée
L’une des spécificités de la présence d’OCP au SIAM réside dans son approche élargie à la
nutrition animale. Le Groupe met en avant une double contribution : indirecte, à travers l’amélioration des
cultures fourragères, et directe, via des solutions dédiées à l’
alimentation du bétail. À ce titre, la gamme
Phosfeed®, développée par sa filiale SPS, illustre cette ambition. Ces
phosphates alimentaires visent à améliorer la santé et la productivité des animaux, tout en optimisant les performances économiques et environnementales des élevages.
Parallèlement, des solutions comme la roche phosphatée réactive permettent d’améliorer la fertilité des sols dans des contextes contraints, notamment dans les zones à forte acidité, renforçant ainsi la productivité des pâturages et la résilience des systèmes d’élevage.
Au-delà de l’innovation technique, le Groupe inscrit son action dans une double exigence : produire davantage pour répondre aux besoins alimentaires croissants, tout en réduisant l’empreinte environnementale de l’agriculture. Cette ambition se traduit par un ensemble d’initiatives visant à optimiser l’usage des intrants, améliorer les rendements et préserver les ressources naturelles. Elle s’appuie également sur un important programme d’investissement, orienté vers le développement de solutions bas carbone et d’un modèle industriel plus circulaire.
Un impact au plus près des agriculteurs
Sur le terrain, cette stratégie se matérialise à travers des programmes d’accompagnement comme «
Al Moutmir », qui a déjà permis de soutenir plus de 40 000 agriculteurs au Maroc, avec des analyses de sols et des recommandations adaptées. Au-delà des chiffres, c’est une transformation des pratiques agricoles qui est à l’œuvre, avec à la clé une meilleure maîtrise des intrants, une professionnalisation accrue et, à terme, une amélioration durable des rendements.
À Meknès, OCP fait ainsi la démonstration d’un modèle agricole en mutation, où la performance ne se mesure plus uniquement en volumes produits, mais en capacité à concilier productivité, durabilité et résilience. Une vision systémique qui, du sol à l’élevage, redessine les contours de l’agriculture de demain.