10 Octobre 2026 À 12:08
Your browser doesn't support HTML5 audio
Les réservations de vols vers Casablanca depuis l’Amérique du Nord ont bondi de 249,7 % en un an, soit une multiplication par près de 3,5, selon le rapport annuel de FlightHub, publié fin septembre. La métropole marocaine arrive en tête des destinations ayant enregistré les plus fortes progressions, devant Liberia, au Costa Rica (+144,9 %), Aruba (+117,5 %), Da Nang, au Vietnam (+117,5 %), et Punta Cana, en République dominicaine (+109,1 %).
Cette hausse s'accompagne d'un gain de 99 places dans le classement des destinations les plus recherchées, où Casablanca passe du 138e au 39e rang. Une évolution principalement attribuée à l'ouverture de nouvelles liaisons aériennes entre la métropole marocaine et Montréal et Toronto, qui ont accru les capacités de transport entre le Maroc et le Canada.
L'intérêt pour Casablanca est particulièrement prononcé au Québec, dont les habitants réservent proportionnellement 30 fois plus de vols vers la métropole que les voyageurs du reste du Canada. Pendant les vacances de la construction, période de congés estivaux au Québec, cet écart atteint 57 fois. Cette préférence s'étend à d'autres destinations nord-africaines, notamment Marrakech, Alger et Tunis.
Au départ de Montréal, Casablanca figure parmi les principales destinations internationales, aux côtés de Fort Lauderdale, aux États-Unis. Les voyageurs québécois effectuent par ailleurs des séjours de 11 nuits en moyenne, contre 7 nuits pour les autres Canadiens, et réservent proportionnellement davantage de vols internationaux.
Cette progression des réservations constitue également un signe encourageant pour le développement touristique de Casablanca, longtemps moins présente sur la scène touristique internationale que Marrakech, Agadir ou les destinations balnéaires du nord du Royaume. Les investissements dans les infrastructures, l’hôtellerie et le transport aérien offrent désormais à la capitale économique de nouvelles perspectives pour attirer les visiteurs étrangers et développer le tourisme de loisirs, au-delà de sa vocation traditionnelle de destination d’affaires.