Moncef Ben Hayoun
08 Septembre 2026
À 09:45
La
Société financière internationale (IFC), branche du Groupe
Banque mondiale dédiée au
secteur privé, vient de dévoiler les informations relatives à son nouveau partenariat avec
Crédit du Maroc (CDM). Cet investissement prend la forme d’un
Risk Sharing Facility (RSF), un mécanisme de partage des risques destiné à soutenir le
financement des
agriculteurs et des
petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans le
secteur agricole et dans les
zones rurales du Maroc.
Selon la note publiée par l’IFC, ce mécanisme prévoit une couverture pouvant atteindre 50% du risque de crédit sur un portefeuille cible de prêts. Concrètement, la garantie de l’IFC pourra atteindre 125 millions de dirhams (environ 13,5 millions de dollars), adossée à un portefeuille de prêts pouvant s’élever jusqu’à 250 millions de dirhams (environ 27 millions de dollars).
D’après l’IFC, l’opération vise à soutenir CDM dans l’expansion de ses activités de prêt aux PME du secteur agricole, en partenariat avec une entreprise agri-technologique, dans l’objectif de renforcer l’inclusion financière des PME éligibles et d’améliorer leur productivité. La note précise aussi que l’IFC fournira des services-conseil à CDM pour le renforcement de ses capacités et pour soutenir le développement de son activité de financement agricole des PME. Concernant l’impact sur le développement, l’IFC indique que le résultat le plus significatif attendu au niveau du projet est un accès accru au financement pour les PME agricoles au Maroc. Au-delà de ce résultat direct, l’institution anticipe une contribution à la résilience des chaînes d’approvisionnement et de valeur agricoles en Afrique, à travers l’élargissement du financement du secteur agricole et la démonstration de la viabilité commerciale des prêts à ce secteur.
Selon le Rapport annuel 2025 de Crédit du Maroc, cet accord de partage des risques avec l’IFC a déjà été conclu et est en cours de déploiement, dans le cadre de la stratégie de finance durable et d’inclusion financière de la banque. CDM y précise que ce partenariat contribue au renforcement de la résilience du secteur agricole, à la sécurisation des chaînes de valeur locales et à la promotion de pratiques productives plus durables, une initiative qui s’inscrit selon la banque dans les priorités nationales en matière de développement rural, de sécurité alimentaire et d’adaptation aux enjeux climatiques.