Inondations au Loukkos : 20% des serres de fruits rouges endommagées, l’export perturbé
Les fortes pluies et les vents violents qui frappent le bassin du Loukkos ont provoqué des dégâts majeurs dans la filière des fruits rouges, avec plus de 20% des serres endommagées et 10 à 15% des exploitations touchées par les inondations. À cette situation s’ajoute une pénurie de main-d’œuvre, liée aux évacuations à Ksar El Kébir, qui empêche les réparations et la récolte, compromettant ainsi l’offre destinée à l’export pour les semaines à venir.
S.Ba.
05 Février 2026
À 09:05
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Les fortes précipitations qui frappent le nord du Maroc depuis plusieurs jours commencent à produire des effets sévères sur l’agriculture du bassin du Loukkos, et plus particulièrement sur la filière des fruits rouges, pilier économique et exportateur de la région. Entre vents violents, inondations des exploitations et pénurie de main-d’œuvre liée aux évacuations à Ksar El Kébir, les producteurs font face à une situation jugée critique.
Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs des fruits rouges, deux facteurs majeurs ont provoqué des dégâts importants dans les exploitations. « D’abord, le vent fort qui a frappé la région et qui a lourdement impacté les serres, en déchirant le plastique. Plus de 20% de la superficie est aujourd’hui endommagée », explique-t-il dans une déclaration accordée à Le Matin. À ces dégâts s’ajoute l’impact direct des eaux de pluie. « Ensuite, il y a l’eau et les inondations. Près de 10 à 15% des fermes sont aujourd’hui engorgées d’eau, totalement ou partiellement », poursuit-il, soulignant que certaines exploitations situées en zones basses ou à proximité des cours d’eau figurent parmi les plus touchées.
Alors que les barrages du bassin du Loukkos sont saturés ou proches de la saturation, et que de nouvelles précipitations sont annoncées, les producteurs redoutent une aggravation de la situation dans les jours à venir. « Nous espérons que la situation s’améliorera dans les prochains jours. On essaie d’être solidaires, mais le contexte reste très difficile », conclut Amine Bennani.