Export : l'ASMEX veut élargir la base des entreprises exportatrices d'ici 2030
Réuni pour son premier Conseil d'administration de la mandature 2026-2029, l'ASMEX fixe le cap de son action autour d'un objectif central : accompagner davantage de PME vers l'export afin de contribuer à porter le nombre d'entreprises exportatrices actives à 10.000 d'ici 2030. Pour y parvenir, la Confédération mise sur la simplification des procédures, le financement et l'intelligence économique.
LE MATIN
15 Juillet 2026
À 10:07
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La Confédération marocaine des exportateurs (ASMEX) passe à la vitesse supérieure. Réunie à Casablanca pour son premier Conseil d'administration de la mandature 2026-2029, l'organisation présidée par Sonia Mezzour a adopté une feuille de route destinée à renforcer la compétitivité des exportateurs marocains et, surtout, à élargir durablement la base exportatrice du Royaume.
L'ambition affichée est claire : contribuer à l'objectif national consistant à porter le nombre d'entreprises exportatrices actives à 10.000 à l'horizon 2030. Pour y parvenir, l'ASMEX entend accompagner davantage de PME à potentiel dans les différentes régions du Royaume et favoriser l'émergence de nouveaux primo-exportateurs, considérés comme un levier essentiel de diversification des exportations marocaines.
Cette stratégie intervient dans un contexte de profondes mutations du commerce mondial, marqué par les tensions géopolitiques, la recomposition des chaînes de valeur, le durcissement des exigences réglementaires et l'accélération de la transition bas carbone. Face à ces évolutions, l'ASMEX estime que le Maroc dispose de solides atouts, notamment grâce à sa stabilité institutionnelle, ses infrastructures, son réseau d'accords de libre-échange, son positionnement géographique et ses écosystèmes industriels.
Pour concrétiser cette ambition, la nouvelle feuille de route repose sur trois priorités. La première consiste à lever les obstacles qui freinent les exportateurs, en accélérant notamment la simplification et la digitalisation des procédures d'exportation. La deuxième vise à renforcer les dispositifs de financement, de garantie et de couverture des risques. Enfin, la troisième porte sur la conquête de nouveaux marchés, grâce à un recours accru à l'intelligence économique, aux données et aux outils numériques.
L'organisation prévoit également de renforcer les services proposés à ses adhérents autour de six engagements : informer, orienter, faciliter, connecter, accompagner et représenter. Plusieurs commissions spécialisées ont été créées pour travailler sur les principaux leviers de compétitivité, parmi lesquels le financement export, la logistique, la décarbonation, la conformité réglementaire, le digital, les partenariats stratégiques ou encore l'élargissement de la base exportatrice.
Au cours de la première année de cette mandature, l'ASMEX prévoit notamment de déployer ses premiers outils d'intelligence économique, d'identifier un vivier de PME à potentiel export et de renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics ainsi qu'avec les acteurs du financement. Des formats d'échanges dédiés aux entreprises exportatrices seront également lancés afin de favoriser le partage d'expériences et la mise en réseau.
Pour Sonia Mezzour, cette nouvelle étape doit permettre de transformer davantage de PME marocaines en acteurs des marchés internationaux. La présidente de l'ASMEX affirme que la Confédération concentrera son action sur la levée des obstacles à l'export, le renforcement des solutions de financement et un meilleur accompagnement des entreprises dans leur développement international, avec l'objectif de faire de l'export un moteur durable de croissance, de création de valeur et d'emploi.