LE MATIN
25 Avril 2026
À 11:58
Un an après le lancement, par
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du projet de construction de la nouvelle
ligne à grande vitesse reliant
Kénitra à Marrakech, l’
Office National des Chemins de Fer poursuit la mise en œuvre de ce chantier stratégique, qui s’inscrit dans un
programme ferroviaire d’envergure nationale.
Doté d’un montant global de 96 milliards de dirhams, ce programme vise une transformation profonde du système ferroviaire national. Il prévoit notamment la réalisation de la nouvelle ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, avec une enveloppe de 53 milliards de dirhams dédiée aux infrastructures et aux équipements. Il comprend également l’acquisition de 168 trains, pour un investissement de 29 milliards de dirhams, ainsi qu’une enveloppe de 14 milliards de dirhams destinée au maintien de la performance du réseau existant.
L’ONCF indique, dans un communiqué, enregistrer des avancées importantes sur l’ensemble des composantes du programme, confirmant l’entrée du projet dans une phase d’exécution soutenue.
Longue de 430 kilomètres, la future
LGV Kénitra-Marrakech connaît une progression notable. Les opérations d’acquisition foncière sont désormais achevées et la quasi-totalité des emprises a été libérée, permettant l’accélération des travaux sur le terrain.
Sur le volet génie civil, les opérations avancent sur l’ensemble du tracé. Les travaux de terrassement et de réalisation des ouvrages d’art évoluent conformément au planning établi. À ce stade, près de 20 millions de m³ de déblais et remblais ont été exécutés. Les ouvrages d’art affichent également une avancée significative, avec 15 viaducs en cours de réalisation. Trois tranchées couvertes sont également engagées au niveau de l’aéroport de Casablanca, de Zenata et d’Aïn Atiq, pour un linéaire total de 1,5 km. Par ailleurs, 92 ouvrages relatifs aux
ponts-rails et
ponts-routes ont été lancés.
Les équipements ferroviaires progressent, eux aussi, conformément au calendrier prévu. Près de 2,5 millions de tonnes de ballast, 800.000 tonnes de traverses, plus de 100.000 tonnes de rails et 220 appareils de voie ont été approvisionnés pour accompagner l’avancement du chantier.
En parallèle, les travaux sur les voies exploitées ont été engagés sur plusieurs tronçons, avec des opérations de pose de voie en cours. Les systèmes de signalisation sont, quant à eux, en phase de préparation en vue de leur déploiement dans les délais impartis.
S’agissant des gares voyageurs, le concept architectural est désormais finalisé. Les travaux sont conduits selon un phasage en cascade. Une première tranche a été lancée au début de l’année 2026, tandis que l’ensemble des gares devrait être engagé d’ici juillet 2026.
Au-delà de l’infrastructure, le programme constitue un levier de développement économique national. Près de 150 entreprises directes sont mobilisées sur les différents volets du projet, dont près des deux tiers sont des entreprises nationales. Cette mobilisation traduit l’effet structurant du programme piloté par l’ONCF sur le tissu économique marocain, tout en contribuant au renforcement des compétences, du savoir-faire local et de l’excellence industrielle nationale.
La future ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech s’inscrit ainsi comme une étape majeure de modernisation et d’extension du réseau ferroviaire national. Elle porte l’ambition d’une mobilité durable et performante, au service du développement économique et territorial du Maroc.