Enseignement

Bac 2026 : les candidats témoignent d’épreuves longues mais abordables

La session ordinaire de l’examen national du baccalauréat 2026, organisée du 4 au 6 juin, se poursuit dans un climat globalement maîtrisé. Au deuxième jour des épreuves, les témoignages recueillis par «Le Matin» devant les centres d’examen de Casablanca font ressortir un déroulement calme, des sujets jugés accessibles malgré leur longueur et une forte mobilisation des familles autour de cette étape décisive du parcours scolaire.

Ph : Sradni

05 Juin 2026 À 17:15

Devant les centres d’examen, le déroulement du baccalauréat 2026 reste marqué par une ambiance sérieuse, mais sans tension particulière. Les candidats arrivent tôt, rejoignent les salles sous surveillance et ressortent en commentant surtout la longueur des épreuves. Les familles, elles, restent nombreuses devant les établissements, entre attente, inquiétude et soulagement à la sortie des élèves.

Au deuxième jour de la session ordinaire, les candidats interrogés par Le Matin évoquent des sujets globalement abordables, notamment dans les matières scientifiques, mais plus longs que prévu. Certains sujets comptaient jusqu’à 14 pages, ce qui a demandé une bonne gestion du temps et une concentration continue.

« L’examen de physique était facile, mais assez long. Heureusement, nous avons pu nous rattraper avec l’épreuve de mathématiques », confie une candidate à la sortie d’un centre d’examen à Casablanca.

Même constat chez un autre élève, qui insiste sur la longueur des sujets scientifiques. « Les examens scientifiques étaient longs. À un moment, on avait l’impression que le sujet ne voulait pas finir. Ce n’était pas impossible, mais il fallait rester concentré jusqu’au bout ».



L’épreuve d’anglais a été perçue comme plus accessible par plusieurs candidats. « Pour l’anglais, c’était plus tranquille. Là, on a respiré un peu », témoigne une élève. À ses yeux, les sujets proposés cette année peuvent permettre de bons résultats pour les candidats ayant travaillé régulièrement. « Je pense que cette année, le taux de réussite peut augmenter. Les sujets étaient abordables, à condition d’avoir révisé un minimum et d’être venu avec un peu de sérieux, pas seulement avec un stylo et des prières ».

Le dispositif de surveillance renforcé, notamment les appareils anti-triche utilisés dans les centres d’examen, a suscité des avis partagés parmi les candidats interrogés. Pour certains, leur passage en salle n’a pas perturbé le déroulement de l’épreuve. Pour d’autres, le fait d’effectuer ce contrôle en plein examen peut déconcentrer les élèves, même brièvement. « Les appareils anti-triche ne nous ont pas vraiment dérangés. Le contrôleur entre en classe, fait rapidement son travail de surveillance, puis tout se passe normalement », rapporte un candidat. D’autres estiment toutefois qu’il serait préférable d’effectuer ces vérifications avant le début de l’épreuve, afin d’installer les candidats dans un climat plus stable dès les premières minutes de composition.

Les parents aussi à l’épreuve !

À l’extérieur des salles, l’autre visage du baccalauréat se dessine aux abords des centres d’examen. Parents, proches et accompagnants suivent l’épreuve depuis les portails, entre attente, inquiétude et premiers signes de soulagement à la sortie des candidats. Leur présence rappelle que le bac ne se joue pas uniquement dans les salles, mais aussi dans les familles qui portent, avec leurs enfants, le poids de cette étape.

« Pour nous, les parents, le bac n’est pas seulement l’examen de nos enfants. C’est comme si nous le passions avec eux. On ne bouge pas de devant les écoles, on attend, on stresse, on regarde l’heure, on prie pour que tout se passe bien », confie un père rencontré devant un centre d’examen à Casablanca.

À ses yeux, le baccalauréat résume douze années de parcours scolaire, d’efforts accumulés, de fatigue et d’espoirs partagés entre les candidats et leurs familles.

Ce parent appelle aussi les familles à ne pas ajouter de pression aux candidats en les comparant aux autres. « Il ne faut pas comparer les enfants aux autres. Ne leur dites pas : regarde ton cousin, regarde ce qu’il a fait. Chaque enfant a son chemin. Il faut les soutenir, pas les casser. Quel que soit le résultat, il faut rester à leurs côtés. À la fin, ce n’est qu’un examen, ce n’est pas toute leur vie. »

Il adresse également un message aux correcteurs, appelés à traiter chaque copie avec rigueur et équité. « Quand une copie arrive entre vos mains, pensez qu’elle peut être celle de votre fils, de votre fille, de votre frère ou de votre sœur. Il ne faut pas donner des notes gratuitement, bien sûr, mais il faut corriger avec sérieux, avec justice et avec honnêteté. Derrière chaque copie, il y a un élève, une famille et beaucoup de sacrifices ».

Cette session ordinaire mobilise plus de 528.000 candidats à travers le Royaume, dans l’un des rendez-vous scolaires les plus suivis de l’année. Les épreuves, entamées le 4 juin, prendront fin ce samedi, avant l’ouverture de la phase de correction puis des délibérations. Les résultats de la session ordinaire seront annoncés le 17 juin, tandis que les candidats concernés par le rattrapage passeront leurs épreuves du 2 au 4 juillet, avec une proclamation des résultats prévue le 11 juillet.
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