29 Avril 2026 À 10:50
Interpellé mardi à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a reconnu l’existence de dysfonctionnements dans le traitement des demandes d’équivalence des diplômes, évoquant des délais pouvant atteindre une année pour certains étudiants.
Ces délais sont « inacceptables », a-t-il affirmé, soulignant leur impact direct sur les parcours académiques et professionnels, dans la mesure où ils peuvent retarder une inscription, bloquer un recrutement ou suspendre l’accès à certaines opportunités.
Selon le ministre, ces lenteurs s’expliquent notamment par la complexité des procédures et les exigences de vérification académique, qui impliquent l’examen approfondi des cursus, des établissements et des référentiels de formation, allongeant ainsi les délais de traitement.
Pour y remédier, le responsable gouvernemental a indiqué que son département a engagé une première série de mesures visant à accélérer le traitement des demandes. En tête de ces dispositifs figure la digitalisation des procédures, concrétisée par la mise en place d’une plateforme électronique dédiée au dépôt et au suivi des dossiers, accessible à l’adresse suivante : https://www.mre.gov.ma/fr/e-services/plateforme-pour-la-gestion-des-equivalences-de-diplome, avec pour objectif d’améliorer la fluidité et la transparence du processus, a-t-il souligné.
Le ministre a par ailleurs précisé que les délais de traitement varient selon la nature des diplômes. Certains dossiers peuvent être examinés en moins de deux mois, tandis que d’autres nécessitent des expertises techniques ou scientifiques plus approfondies, prolongeant leur instruction. Il a toutefois assuré que des efforts sont en cours pour réduire ces délais et renforcer la transparence du processus.
Dans cette dynamique, Azzedine El Midaoui a indiqué qu’un projet de loi portant création d’une agence nationale d’assurance qualité est déjà en cours de préparation. Selon lui, cette future structure devrait contribuer à mieux encadrer le traitement des demandes d’équivalence, en introduisant des mécanismes d’évaluation plus structurés et en allégeant la pression sur les services actuellement en charge du dispositif. Le ministre n’a toutefois pas précisé l’état d’avancement du texte, ni le calendrier de son adoption, ni les prérogatives exactes de cette instance.