Enseignement

IA, cybersécurité, santé... les filières qui dessinent le Maroc de demain

Intelligence artificielle, cybersécurité, ingénierie, santé ou encore business digital : l’enseignement supérieur marocain adapte progressivement son offre aux transformations économiques et technologiques du Royaume. Portées par la digitalisation, l’industrialisation et l’innovation, ces formations figurent parmi les plus dynamiques et les plus stratégiques pour accompagner les transformations économiques du Royaume.

21 Juillet 2026 À 13:05

L’enseignement supérieur marocain connaît une profonde évolution. L’objectif n’est plus seulement d’accueillir davantage d’étudiants, mais aussi de développer les compétences recherchées par les entreprises et les secteurs stratégiques.

Cette orientation s’inscrit dans le Pacte ESRI 2030, qui place l’employabilité, l’innovation et le rapprochement entre universités et monde économique au cœur de la réforme. Les établissements sont ainsi encouragés à adapter leurs cursus aux mutations du marché du travail et aux nouveaux besoins en compétences.



Les transformations engagées dans l’industrie, les services, les technologies numériques ou encore la santé créent une demande croissante pour des profils spécialisés. Les universités et écoles supérieures marocaines s’efforcent désormais d’y répondre en développant de nouvelles filières et en renforçant les passerelles avec l’entreprise.

Le numérique accélère sa percée

L’intelligence artificielle, la cybersécurité, la data science, le cloud computing ou encore l’Internet des objets occupent aujourd’hui une place centrale dans cette dynamique.

Selon le ministère de la Transition numérique, 183 nouvelles filières numériques ont été accréditées dans les universités publiques. Ces cursus visent à accompagner la transformation digitale de l’économie marocaine et à répondre à une demande croissante en compétences technologiques.

La cybersécurité s’impose notamment comme un domaine stratégique à mesure que les administrations, les entreprises et les infrastructures critiques renforcent leur protection contre les risques numériques. L’intelligence artificielle, quant à elle, trouve désormais des applications dans des secteurs aussi variés que l’industrie, la finance, la santé ou les services. Le développement de ces spécialités traduit une évolution profonde du marché de l’emploi, où les compétences numériques deviennent progressivement transversales à l’ensemble des activités économiques.

Santé, ingénierie et management restent des valeurs sûres

Si les métiers du numérique concentrent une grande partie de l’attention, les filières traditionnelles à forte employabilité continuent de susciter un intérêt soutenu. Le rapport «L’Enseignement supérieur en chiffres 2024-2025» montre ainsi que les établissements à accès régulé, qui regroupent notamment les facultés de médecine, les écoles d’ingénieurs et plusieurs établissements de management et d’économie, ont enregistré une hausse de 8,87 % des nouveaux inscrits.

Cette progression reflète l’attrait persistant des formations offrant des débouchés clairement identifiés. La santé demeure portée par les besoins croissants du système sanitaire national, tandis que les écoles d’ingénieurs bénéficient de la montée en puissance des secteurs industriels, des infrastructures, des énergies renouvelables et des métiers technologiques.

Les formations en management, commerce et business digital profitent également de la transformation des entreprises et de la digitalisation des activités économiques. Elles attirent des étudiants désireux de combiner compétences de gestion, maîtrise des outils numériques et ouverture à l’international.



Au-delà des effets de mode, une tendance semble se dessiner : les étudiants privilégient de plus en plus les cursus qui offrent à la fois spécialisation, employabilité et capacité d’adaptation. Dans un environnement économique en mutation rapide, les formations les plus recherchées sont désormais celles qui permettent d’accompagner les grandes transformations technologiques, industrielles et sociétales du Maroc. nNumérique : le Maroc vise 22.500 diplômés par an d’ici 2027Le développement de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, du cloud computing et de la data science pousse le Maroc à accélérer la formation de talents numériques. Dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030, les pouvoirs publics ambitionnent de faire passer le nombre de diplômés spécialisés dans le numérique de 8.000 à 22.500 par an d’ici 2027. Pour atteindre cet objectif, de nouvelles filières ont été accréditées au sein des universités publiques et plusieurs partenariats ont été noués avec les acteurs du secteur privé. L’enjeu est de répondre à une demande croissante des entreprises tout en positionnant le Royaume comme un hub régional des services numériques et de l’innovation.
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