Enseignement

El Midaoui appelle les bienfaiteurs à «mettre la main à la poche» pour financer les cités universitaires

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Azzedine El Midaoui, a reconnu devant la Chambre des représentants le déficit persistant en logements universitaires. Il a appelé les bienfaiteurs et les collectivités territoriales à contribuer au financement des cités universitaires et des bourses, estimant que «l’État ne peut pas tout faire seul».

01 Juillet 2026 À 11:16

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L’insuffisance des logements universitaires continue de peser sur les conditions de vie de milliers d’étudiants marocains. Interpellé lundi à la Chambre des représentants sur les mesures destinées à améliorer les conditions d’hébergement des étudiants, Azzedine El Midaoui a reconnu l’ampleur du déficit, tout en défendant les efforts engagés par le gouvernement sur le volet des bourses.

«Sans logement digne et sans bourse, il est difficile pour un étudiant, surtout lorsqu’il vient d’un milieu modeste, de poursuivre ses études et de réussir», a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur.

Selon lui, les bourses ont connu une nette amélioration au cours des dernières années. El Midaoui a indiqué que le taux de couverture est passé de «83% en 2024 à 95% cette année», avec l’objectif d’atteindre «97% l’année prochaine», avant la fin du mandat gouvernemental.

Le constat est plus sévère pour le logement universitaire. «Je ne peux pas dire que nous avons réussi sur ce point», a reconnu le ministre. Selon lui, le Maroc n’a créé qu’environ 60.000 lits universitaires en 30 ou 40 ans, alors que les besoins sont estimés à près de 400.000 lits.

Mais pour El Midaoui, l’État ne peut pas porter seul un chantier de cette ampleur. Il a cité, dans ce cadre, la loi 59.24, qui permet désormais, selon lui, aux bienfaiteurs et aux collectivités territoriales de contribuer au financement des cités universitaires et des bourses, en mobilisant notamment « une partie de leurs budgets» pour soutenir les étudiants.

«Le gouvernement seul ne peut pas tout faire. Il fait ce qu’il peut et fournit tous les efforts nécessaires», a-t-il affirmé, appelant les bienfaiteurs et les collectivités à «mettre la main à la poche» pour soutenir les étudiants.

El Midaoui a rappelé que certains bienfaiteurs accordaient déjà des bourses, mais sans cadre légal clair. Selon lui, la nouvelle loi permet désormais d’encadrer ces contributions et d’élargir les sources de financement au profit des étudiants.

«Leur réussite est notre réussite à tous», a conclu le ministre, tout en reconnaissant que la réponse au déficit en logements universitaires ne pourra pas être immédiate, car la construction de nouvelles cités universitaires «prend du temps».
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