Appel aux investisseurs à se tourner vers des secteurs non-traditionnels
Les investisseurs du Golfe déjà établis au Maroc ou comptant le faire sont appelés à se tourner vers des secteurs non-traditionnels, au regard des opportunités offertes dans des secteurs émergents, ont souligné, mardi à Rabat, des opérateurs économiques et des experts.
MAP
21 Novembre 2007
À 11:17
Au cours d'un débat autour du thème "La coopération économique entre le Maroc et les pays arabes du Golfe: réalité et perspectives", organisé dans le cadre de la première rencontre des investisseurs des pays du Golfe au Maroc (Gulfinvest), les différents intervenants ont insisté sur l'importance de l'arsenal juridique national en matière d'investissement et la création de joint-ventures et de partenariats équitables entre les deux parties.
L'accent a été également mis sur la nécessité pour les investisseurs arabes de s'ouvrir sur le secteur de l'agroalimentaire et de tirer profit des recherches dans le domaine de la biotechnologie, des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) et de l'industrie pharmaceutique.
Le président de l'Union des entrepreneurs des pays islamiques, Abderrahim Lahjouji, a souligné l'importance de lancer des joint-ventures entre le Maroc et les pays du Golfe et de consolider les échanges économiques entre les deux parties, dans la perspective d'une "intégration économique arabe".
Ces joint-ventures ont fait preuve d'efficacité dans tous les projets lancés par le Maroc et ses partenaires européens, a-t-il fait remarquer, estimant que l'adoption de cette approche envers les investisseurs du Golfe est susceptible de consolider les relations économiques entre les deux parties.
Relevant l'existence d'une forte volonté chez les opérateurs économiques marocains de se lancer dans des projets communs avec leurs homologues du Golfe, M. Lahjouji a fait remarquer que le Royaume a mis en place un arsenal juridique qui offre un environnement propice à l'investissement.
Quant à M. Samir Chaouki, directeur général du journal "Al Massae" (partenaire à l'organisation de ce débat), il a affirmé l'existence d'une détermination chez le Maroc et les pays du Golfe à raffermir leurs relations bilatérales à travers une politique de partenariats, considérant que le Maroc a acquis l'expertise nécessaire et les ressources humaines qualifiées en la matière.
M. Chaouki a appelé, dans ce sens, le gouvernement et les opérateurs marocains à initier un partenariat "gagnant-gagnant" avec les investisseurs venant des pays du Golfe.
"Nous aspirons à ce que les investisseurs du golfe se tournent vers le secteur industriel qui offre d'énormes perspectives", a-t-il dit, rappelant que ces investissements se sont jusque-là limités aux secteurs de l'immobilier, du tourisme et des finances.
Pour sa part, le président du Forum 21 pour le dialogue et le développement, Tajeddine El Houssaini, a mis en exergue l'importance de l'ouverture sur les domaines de la nouvelle technologie, de la formation et des connaissances, ainsi que sur les domaines des énergies renouvelables et du dessalement d'eau de mer.
L'intervenant a également appelé les investisseurs arabes à tirer parti de la vague de privatisation en cours dans le Royaume dans le secteur des transports et de l'activité minière.
Ouverts mardi, les travaux du premier Gulfinvest au Maroc devront se poursuivre mercredi autour du thème "Opportunités d'investissements prometteuses".