"Les mutations du paysage audiovisuel au Maroc", est le thème d'une rencontre organisée, mercredi soir à Casablanca, par la Coalition marocaine des Arts et de la Culture, dans le cadre des soirées culturelles thématiques du Ramadan, avec la participation de plusieurs artistes, intellectuels et personnalités de divers horizons.
Les chaînes de télévision nationales n'ont rien à envier à leurs homologues étrangères et que le soutien à la production nationale a amplement contribué à son développement.
MAP
25 Septembre 2008
À 11:23
Lors de cette rencontre, animées par Nabil Benabdellah, membre du Bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), ex-ministre de la Communication, Abdellatif Bensfiya, professeur à l'Institut supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), et Chakib Benomar, réalisateur, les intervenants ont mis l'accent sur la libéralisation du paysage audiovisuel national et les réformes entreprises durant les dernières années, la consolidation du pôle public audiovisuel, la nouvelle dynamique qu'a connue le secteur audiovisuel national et la formation des ressources humaines spécialisées.
Après avoir passé en revue les développements technologiques dans le monde, à l'ère numérique, ils ont affirmé qu'à ce niveau, les chaînes de télévision nationales n'ont rien à envier à leurs homologues étrangères et que le soutien à la production nationale a amplement contribué à son développement.
Le souci majeur ayant présidé, durant les dernières années, concernant la production nationale, est celui de la quantité, pour se passer relativement des productions étrangères et pour arriver à un cumul nécessaire à même de donner à réfléchir, par la suite, sur la qualité, a-t-on fait remarquer, soulignant que les chaînes de télévision du pôle public se doivent constamment de concilier les missions d'information, culturelle, éducative et de distraction.
A ce propos, ils ont relevé que la question n'est pas toujours aisée en précisant, toutefois, que malgré la concurrence des chaînes de télévision étrangères, à laquelle toute chaîne nationale fait constamment face, l'audience des chaînes marocaines reste importante du fait de la proximité qu'elles assurent.
Après s'être félicités de l'externalisation d'une partie importante de la production d'émissions, ils ont rappelé que la période 2006-2008 des contrats-programmes vient à terme et estimé nécessaire l'établissement de nouveaux contrats-programmes, tout en veillant à la révision des nouveaux cahiers des charges.
M. Benabdellah a notamment fait remarquer que les conditions de travail et de production au sein de la Société nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) se sont nettement améliorées, par rapport au passé, et relevé la difficulté du pôle public à satisfaire les exigences de toutes les couches sociales.
Il a, par ailleurs, souligné que la loi sur l'audiovisuel au Maroc consacre l'espace de liberté et des valeurs civiques, démocratiques et d'ouverture ainsi que la diversité culturelle nationale.