La ville de Fès, fidèle à sa vocation de capitale spirituelle et de foyer culturel ancestral, s'apprête à accueillir du 29 mai au 6 juin prochain, la 15e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, sous le signe «L'Arbre de vie».
Le Festival de Fès, tisse sa toile spirituelle et culturelle au fil des éditions avec un programme bien étoffé.
MAP
28 Mai 2009
À 13:40
Placé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce Festival, tisse sa toile spirituelle et culturelle au fil des éditions avec un programme bien étoffé qui gratifiera sans aucun doute les mélomanes par ses majestueux spectacles, rencontres, conférences et expositions.
«La vie du Festival, organisé par la Fondation ‘Esprit de Fès', gagne en maturité et en qualité année après année, toujours innovant, mais toujours fidèle à son message : le rapprochement des peuples et des religions par le biais du sacré», souligne la directrice de cette manifestation, Mme Fatima Sadiqi.
Ce message, ajoute-t-elle, «touche tout le monde car la musique sacrée et la réflexion qu'elle suscite n'appartiennent à aucune époque et à aucune religion et s'adressent à tous, sans distinction».
«Quinze années de pure délectation spirituelle qui ont fait de Fès un lieu incontournable d'exaltation, de recueillement et de compassion», fait remarquer Mme Sadiqi mettant l'accent sur le nombre toujours grandissant des amoureux du sacré (à) qui communiquent au-delà des frontières religieuses et idéologiques.
Pour le directeur artistique, Gérard Kurdjian, le Festival de Fès offrira, cette année, des moments particulièrement privilégiés : un concert d'ouverture exceptionnel, en forme d'hommage rendu par le grand compositeur et musicien libanais Marcel Khalifa au célèbre poète palestinien récemment disparu, Mahmoud Darwiche.
Autre moments forts, deux créations : «Cordes et Ames» du célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood, et sa rencontre avec la chanteuse marocaine Ihsane R'Miki, et «Melos -Chants de la Méditerranée», où le percussionniste iranien Keyvan Chemirani croise ses tambours avec les chants de la Grèce, du Maroc et d'Espagne.
D'autres grandes pointures seront également de la fête, Sami Yusuf, une des jeunes voix imprégnées de foi mais également Marwa Wright, la reine du gospel et de la soul music de la Nouvelle Orléans.
A l'affiche également de cette édition, Souad Massi avec ses inoubliables paroles et «ses mélopées pleines de douceur», la transe céleste des Derviches Tourneurs de Konya mais également les Chants soufis des Femmes de Mayotte et, pour la première fois sur le Continent africain, clôturant le festival, Loreena Mc Kennitt, connue pour ses chants inspirés des légendes celtiques.
Comme à l'accoutumée, les «Rencontres de Fès» offriront un espace d'échange et de réflexion avec au menu des conférences autour de «L'origine du monde : big bang et explications divines», «L'origine de l'homme : créationnisme et évolutionnisme», «Le questionnement contemporain sur la vie et sur la mort», «Le caractère sacré de la vie» et «La sacralisation de la femme».
Fès accueillera également la 8e édition du «Festival dans la ville», devenu un rendez-vous incontournable de la cité impériale, manifestation qui s'assigne comme objectif de faire découvrir au plus grand nombre de personnes, un choix musical et artistique diversifié.
En marge de cette 15e édition, plusieurs expositions seront montées notamment sur «Soufisme : mystique de l'Islam», «Traces et Paroles» et «Caravansérail».