AFP
27 Novembre 2009
À 07:16
Concernant les propositions américaines, les Européens ont estimé qu'elles contenaient «un certain nombre d'éléments positifs», même si l'objectif des Etats-Unis de réduction des émissions pour 2020 apparaît «décevant pour certains».
«Nous reconnaissons les efforts importants déployés par l'Administration de Barack Obama pour transformer la position américaine», notent toutefois, dans un communiqué commun, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt qui assure la présidence tournante de l'UE.
Ils disent attendre encore des réponses des Américains concernant «le soutien financier des Etats-Unis» pour aider les pays en développement à faire face au réchauffement climatique.
«La Chine prend des mesures pour s'attaquer aux changements climatiques, mais les objectifs proposés sont décevants pour certains», note également le communiqué européen. L'UE considère cependant l'engagement chinois comme «un signe positif» qui s'ajoute aux efforts consentis par le Brésil et l'Indonésie.
«Nous espérons que les propositions chinoises et américaines représentent des premiers pas avant des réductions plus ambitieuses», soulignent les dirigeants européens.
MM. Barroso et Reinfeldt veulent aborder la question avec le Premier ministre chinois Wen Jiabao lundi à l'occasion d'un sommet UE-Chine à Nankin (est de la Chine).
«Nous continuerons à exhorter les Etats-Unis, la Chine et tous nos autres partenaires dans cette négociation à aller jusqu'aux extrêmes limites de ce qui est possible afin de trouver un accord à Copenhague», ont-ils promis.
Les Etats-Unis ont présenté mercredi des objectifs de réduction d'émissions polluantes, modestes mais chiffrés : 17% de réduction des émissions américaines de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport à 2005, puis de 30% d'ici à 2025 et 42% d'ici à 2030.
Pékin a indiqué de son côté vouloir baisser son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40% à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005.
Premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, la Chine refuse de se fixer des objectifs contraignants en matière de réduction d'émissions polluantes pour ne pas sacrifier sa croissance, alors que des centaines de millions de ses habitants vivent toujours dans la pauvreté.
En parlant non pas de réduction globale, mais de baisse des émissions par point de pourcentage du PIB, Pékin souligne que sa priorité reste le maintien de la croissance.
L'UE, elle, s'est engagée dès décembre 2008 à réduire ses émissions de 20% d'ici 2020 par rapport à 1990. Elle a indiqué qu'elle pourrait porter ce chiffre à 30% en cas d'accord international ambitieux.