La Bourse de Paris accentuait encore ses gains lundi à la mi-journée grâce aux valeurs cycliques et financières, dopée par l'espoir de mesures imminentes pour tenter de juguler la crise qui secoue la zone euro.
Le CAC 40, avait perdu lors des sept dernières séances, s'adjugeait 3,51%, prenant 99,32 points à 2.956,29 points, dans un volume d'échanges de 1,018 milliard d'euros. (Photo : AFP)
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28 Novembre 2011
À 13:03
A 12h24 (11h24 GMT), le CAC 40, qui avait beaucoup perdu lors des sept dernières séances, s'adjugeait 3,51%, prenant 99,32 points à 2.956,29 points, dans un volume d'échanges de 1,018 milliard d'euros.
«Il y a beaucoup de rumeurs qui nous font espérer que les choses bougent très prochainement», a commenté Dov Adjedj, vendeur d'actions chez Aurel BGC.
«On ne sait pas très bien comment on va aider l'Italie mais ce qui est certain c'est que Paris et Berlin sont au pied du mur et vont devoir agir très rapidement», a souligné pour sa part Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.
Le coût de l'emprunt sur les marchés semble de plus en plus ingérable pour la péninsule : Rome a réussi à émettre ce lundi 567 millions d'euros d'obligations à échéance 2023 mais à un taux astronomique (7,3% contre 4,6% lors de la dernière opération similaire).
Pour autant, le vent d'optimisme des marchés n'a pas été tempéré par les nombreux démentis des responsables européens et internationaux.
Le Fonds monétaire international (FMI) a réfuté l'existence de discussions avec les autorités italiennes concernant un plan de secours pour le pays évoqué dimanche par La Stampa.
Le ministère allemand des Finances a également démenti tout projet d'émission d'obligations communes aux pays de la zone euro dont la solvabilité est notée «AAA» par les agences de notation, contredisant une information du quotidien Die Welt.
D'autres «solutions sont sur la table avec le Fonds européen de stabilité financière nouveau format qui sera présenté demain (mardi lors de l'Eurogroupe, ndlr) ou la Banque centrale européenne», ont commenté les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.
L'urgence est d'autant plus palpable que la zone euro semble être entrée en «légère récession», selon l'Organisation de coopération et de développement économiques.
Son économie devrait presque stagner en 2012 en raison de la crise de la dette qui, en cas d'événement «négatif majeur», pourrait avoir des conséquences «dévastatrices» pour tous les pays riches, a prévenu l'organisation qui a appelé la Banque centrale européenne (BCE) à agir vite.
Du côté des valeurs, le secteur financier, très exposé à la dette italienne, avait le vent en poupe. Axa s'envolait de 8,47% à 9,60 euros, BNP Paribas de 8,41% à 28,02 euros, Crédit Agricole de 5,08% à 4,28 euros et Société Générale de 4,93% à 16,61 euros.
Les valeurs cycliques, très dépendantes de la conjoncture, étaient en forte hausse, Schneider Electric s'adjugeant 5,76% à 38,16 euros, Saint-Gobain 5,45% à 28,75 euros et Peugeot 5,33% à 12,85 euros.
STMicroelectronics progressait de 4,70% à 4,47 euros. Le directeur général de la société, Didier Lamouche, va piloter lui même ST-Ericsson, la filiale spécialisée dans les composants pour téléphones portables dont les pertes plombent depuis des années les comptes de sa maison-mère.