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La pertinence du plan d'autonomie défendue

«Plusieurs Etats africains soulignent à l'Onu la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie au Sahara».

Saisir l'opportunité historique offerte par cette initiative à même de mettre fin à la situation humanitaire extrêmement pénible des populations vivant dans les camps de Tindouf, en Algérie. (Photo : DR)

11 Octobre 2011 À 10:48

Plusieurs Etats africains ont souligné, lundi à New York, la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie, et réitéré devant la 4e commission de l'Onu, leur adhésion à cette proposition, tout en appelant à un règlement rapide de cette question au regard des menaces qui pèsent sur la région sahélo-saharienne.

La République de Guinée, tout en souscrivant à l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara, garde la conviction qu'il n'y a pas d'alternative à la recherche d'une solution politique, négociée, juste, durable et mutuellement acceptable au différend, garantissant la paix et la stabilité dans la région, a déclaré l'ambassadeur de Guinée auprès de l'Onu, Mamadi Toure.

Son homologue du Bénin, Jean-François R. Zinsou, a estimé qu'au regard des menaces nouvelles auxquelles la communauté internationale est confrontée dans la région du Sahara, il importe d'expérimenter les voies de sorties qui permettent de maîtriser rapidement ces menaces qui sont de nature à porter gravement préjudice à la stabilité de la région.

Pour cela, a-t-il poursuivi, l'initiative marocaine pour un statut d'autonomie, visant un règlement consensuel du problème du Sahara dans l'esprit des efforts de la communauté internationale, mérite que l'on lui accorde toute l'attention requise, ajoutant que cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Comme telle, elle apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation.

Tout en rappelant les spécificités de cette initiative, l'ambassadeur a indiqué que l'Assemblée générale de l'Onu avait entériné en 2007, à la suite du Conseil de sécurité, cette approche qui tient compte de toutes les formes possibles d'expression. Il a aussi mis en garde contre les risques de déstabilisation prolongée présents dans la région qui appellent à des mesures de sécurisation qui ne peuvent être efficaces sans un règlement rapide de la question du Sahara.

Le Gabon, estime qu'en dépit de «l'impasse et de la persistance de divergences de vue entre les parties, cette question a connu des développements fort appréciables», notamment à travers «l'initiative marocaine d'autonomie à laquelle nous réitérons notre pleine adhésion», a souligné devant les Etats membres, le représentant permanent adjoint du Gabon auprès des Nations unies, Marianne Bibalou.

Cette initiative, dont le Conseil de sécurité a «confirmé sa prééminence dans sa résolution 1979 adoptée le 27 avril 2011, a été qualifiée de 'sérieuse et crédible' par celui-ci, pour aller de l'avant et parvenir à un accord», a-t-elle précisé.

Il est également urgent, a-t-elle averti, de parvenir à une solution définitive à ce différend régional qui n'est pas sans conséquences sur les risques de déstabilisation et autres activités criminelles dans la région».

La République de Centrafrique s'est félicitée, pour sa part, de la dynamique des négociations enclenchées à la faveur de l'initiative du Maroc ainsi que les efforts du secrétaire général de l'Onu et de son envoyé personnel pour parvenir à une solution politique au différend régional sur le Sahara.

Le gouvernement centrafricain a saisi cette occasion pour rappeler l'appréciation déjà faite par le Conseil de sécurité, à maintes reprises, des efforts crédibles du Maroc qui ont présidé à l'élaboration de l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara soumise aux Nations unies en avril 2007, a indiqué l'ambassadeur centrafricain à l'Onu, Charles-Armel Doubane.

La Centrafrique a, également, exprimé son soutien à l'appel du CS de l'Onu dans sa résolution 1979 (2011) et du secrétaire général dans ses derniers rapports sur le Sahara au sujet de l'importance du recensement des populations des camps de Tindouf, en Algérie et la mise en œuvre d'un programme d'entretiens individuels.

Le Burkina Faso, par la voix de son ambassadeur à l'Onu, Michel Kafando, a considéré l'initiative marocaine comme une voie appropriée et crédible pour le règlement de ce différend, soulignant que l'impasse dans laquelle se trouve le processus de négociations est lourde de conséquences en termes de menace à la paix et à la stabilité de la sous région.

De son côté, la République Démocratique du Congo (RDC) a souligné que dans sa dernière résolution, l'organe exécutif, a encore une fois confirmé la prééminence de l'initiative marocaine d'autonomie et réitéré l'appel aux parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis pour faire avancer les négociations sur la voie d'une résolution, juste durable et mutuellement acceptable de ce différend régional.

La RDC soutient l'engagement du Maroc qui s'est investi dans l'examen d'approches innovantes préconisées par l'Envoyé personnel du SG de l'Onu, destinées à faires évoluer la recherche d'une solution négociée et définitive à ce différend, a ajouté la ministre-conseillère, Charlotte Malenga Omoy.

La RDC est convaincue que la dynamique créée en avril 2007 par l'initiative marocaine d'autonomie est susceptible de faire aboutir à une solution politique juste et acceptable par tous. Elle invite, en conséquence, la communauté internationale à insister auprès des parties pour saisir cette opportunité historique offerte par cette initiative à même de mettre fin à la situation humanitaire extrêmement pénible des populations vivant dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Pour sa part, le Burundi a noté avec satisfaction le fait que le projet d'autonomie proposé par le Maroc ait été considéré par le CS de l'Onu comme une preuve des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant dans le règlement de ce conflit.
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