«Le Maroc a décidé de se rapprocher de l'acquis communautaire dans le domaine de sa politique énergétique».
«Assurer un approvisionnement énergétique sûr, économique et respectueux de l'environnement représente l'un des plus grands défis du XXIe siècle». (Photo : MAP)
MAP
12 Juillet 2011
À 09:00
Le projet de jumelage institutionnel Maroc-Union européenne (UE) a été lancé lundi à Rabat dans le but de renforcer les capacités de la Direction de l'observation et de la programmation (DOP) du département de l'Energie et des Mines en termes de prospective, de programmation, de suivi et d'évaluation de la politique énergétique nationale.
Ce projet liant la DOP et le ministère fédéral allemand de l'Economie et de la technologie s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration commune entre le Maroc et l'UE sur les priorités de coopération dans le domaine de l'énergie signée en juillet 2007 pour converger vers l'acquis communautaire, a souligné la ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Amina Benkhadra à l'occasion du lancement du projet.
Elle a rappelé que cette initiative répond aux orientations contenues dans le document conjoint Maroc-UE signé en octobre 2008 et portant sur le renforcement des relations bilatérales dans le cadre du Statut avancé, et en particulier le volet consacré à l'énergie qui accorde un intérêt primordial à l'observation, la prévision et la planification énergétiques.
Ce jumelage, a-t-elle ajouté, vise à soutenir l'effort engagé par le Maroc dans la mise en œuvre d'une politique énergétique performante, répondant à des impératifs économiques, sociaux et environnementaux, qui s'inscrivent dans la perspective d'une intégration à terme du marché énergétique marocain à celui de l'UE.
Pour sa part, la chargée d'affaires de l'ambassade de l'Allemagne a affirmé que le Maroc a décidé de se rapprocher de l'acquis communautaire dans le domaine de sa politique énergétique, secteur-clé qui revêt une grande importance croissante dans le monde entier, sachant que toute croissance économique dépend, entre autres, de la disponibilité de l'énergie.
Elle a, en outre, noté que le gouvernement allemand peut se prévaloir d'une expérience active de plusieurs dizaines d'années dans le domaine de l'énergie au Maroc, citant notamment la GTZ qui accompagne le développement des énergies renouvelables avec plusieurs programmes d'assistance technique ainsi que les grandes entreprises allemandes qui ont investi au Maroc.
Pour le chef du projet de jumelage (partie allemande), Harmut Schneider ce projet de jumelage joue un rôle-clé dans le cadre de la coopération renforcée entre l'UE et le Maroc qui «a progressé d'une manière impressionnante».
Ce jumelage vise à soutenir l'effort engagé par le Maroc dans la mise en œuvre d'un dispositif énergétique performant répondant à des impératifs économiques, sociaux et environnementaux dans la perspective d'une intégration à terme du marché énergétique marocain à celui de l'UE, a-t-il indiqué, mettant l'accent sur la similitude des objectifs des politiques énergétiques du Maroc et de l'Allemagne.
Le représentant du ministère fédéral de l'Economie et de la technologie, Andreas Obersteller a, quant à lui, relevé que ce projet contribue de manière importante à la construction des relations économiques germano-marocaines, car la politique énergétique est une composante importante de la politique économique.
Assurer un approvisionnement énergétique sûr, économique et respectueux de l'environnement représente l'un des plus grands défis du XXIe siècle, a-t-il soutenu.
Pour que les pays industrialisés et les pays émergents continuent d'être ou deviennent des pôles économiques de compétitivité, il est primordial de garantir un haut niveau de sécurité d'approvisionnement, une protection de l'environnement et du climat ainsi qu'un approvisionnement énergétique rentable, a estimé Obersteller.
Ce projet d'une durée de 24 mois est financé par l'UE à hauteur de 850.000 euros.
Ont également pris part à la cérémonie de lancement du jumelage, les représentants des ministères des Affaires étrangères et de la coopération et du ministère de l'Economie et des Finances et du Haut commissariat au Plan.