«Le permis de confiance biométrique à Salé : une nouvelle technique d'organisation du secteur de transport urbain».
Contrôle efficace grâce à un système de pointage informatisé, le contrôle de l'activité des chauffeurs de taxis de la ville de Salé est renforcé. (Photo : MAP)
MAP
07 Octobre 2011
À 07:10
L'adoption du permis de confiance biométrique, qui est entré en vigueur mardi à Salé, constitue une nouvelle technique dans le cadre des efforts d'organisation et de gestion du secteur de transport urbain par taxis au niveau de cette préfecture.
Cette procédure, la première du genre au niveau national, intervient dans le cadre de la stratégie adoptée par les services de la préfecture de Salé pour organiser et restructurer le secteur du transport urbain des grands et petits taxis.
La technologie, supervisée par une société française privée spécialisée dans le domaine de la biométrie et cofinancée par la préfecture de Salé et les professionnels du secteur, se base sur un système informatisé facilitant l'accès à l'information relative au chauffeur des taxis par le biais du permis de confiance biométrique.
Les chauffeurs ont adhéré au projet progressivement . Ainsi, environ 3400 d'entre eux se sont déjà acquittés des frais du badge estimés à 139 dirhams. Les services de la préfecture ont toutefois donné un délai supplémentaire de trois semaines, à compter du 10 octobre, pour permettre à tous les chauffeurs de passer au système biométrique.
Le chef du service des affaires économiques et de coordination de la préfecture de Salé, Hdidou, a indiqué que le but de cette opération est d'organiser ce secteur qui comprend 8.700 chauffeurs qui opèrent sur un parc automobile de 1242 grands taxis (première catégorie) et 909 petits taxis (deuxième catégorie).
Il a ajouté, dans une déclaration à la MAP, en marge de la cérémonie de lancement de l'opération de pointage présidée par le gouverneur de la préfecture de Salé, Alami Zbadi, en présence des élus locaux, que ce procédé permet de contrôler le secteur et de résoudre les problèmes qui entravent son organisation et sa restructuration.
Il a souligné que la solution informatique va résoudre tous les problèmes qui se posaient durant l'opération classique de pointage comme la procédure d'octroi du duplicata du permis de confiance en cas de perte qui durait 2 à 3 mois, outre une longue enquête des services de police et des autorités locales et l'exploitation des données concernant l'état du pointage qui durait plusieurs jours. L'information n'était pas accessible en temps réel et le traitement des réclamations des clients en litige avec un chauffeur était délicate puisque le chauffeur impliqué n'était pas identifié sur le champ, a-t-il expliqué.
De son côté, le directeur général de la filiale de la société française « RIFL», spécialisée dans le secteur des cartes biométriques et des communications intelligentes, Jamal Ben Bouazza, a déclaré que le permis de confiance biométrique des taxis est une nouvelle technique au Maroc destinée à mieux gérer ce secteur, ajoutant que la mise en place de cette technologie est une initiative de la préfecture de Salé pour résoudre les problèmes du transport urbain des taxis.
Il a expliqué que la carte biométrique contenant les empreintes digitales du chauffeur facilite le pointage quotidien par l'agent de police et l'accès aux informations relatives aux chauffeurs à travers un système informatique dédié à cette fin.
Pour sa part, le directeur commercial de ladite société, Michael Caro, a souligné que le pointage biométrique, initié par la préfecture de Salé, simplifie la gestion du parc automobile des taxis sur son territoire et aide les services de la préfecture à disposer d'informations sur les chauffeurs moyennant une banque de données mise en place à cet effet.