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Le Maroc porte-parole du Conseil de l'Europe

Jean-Claude Mignon : «L'APCE considère le Maroc comme porte-parole du Conseil de l'Europe pour véhiculer les valeurs de la démocratie dans sa région»

«L'évolution de la situation au Maroc montre que le statut de partenaire pour la démocratie est un outil puissant pour s'engager aux côtés de voisins du Conseil de l'Europe». (Photo : www.diplomatie.ma)

25 Avril 2012 À 18:42

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) considère le Maroc, son partenaire pour la démocratie, comme porte-parole du Conseil pour véhiculer les valeurs de la démocratie dans sa région, a affirmé, mardi le président de cette assemblée, Jean-Claude Mignon, à l'issue d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Saad Dine El Otmani à Strasbourg.

«Nous souhaitons que le Maroc puisse jouer dans la région son rôle en tant que porte-parole du Conseil de l'Europe pour véhiculer les notions de démocratie, et d'état de droit, tels que nous les concevons ici dans cette instance paneuropéenne», a déclaré Mignon qui a reçu El Otmani, accompagné de la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Bassima Hakkaoui, en marge de leur participation à la session d'avril de l'APCE.

Le Maroc bénéficie depuis un an auprès de cette assemblée qui réunit 318 parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, du statut de «Partenaire pour la démocratie», instauré en 2010 pour «renforcer la coopération institutionnelle avec les parlements des Etats non membres des régions voisines souhaitant bénéficier de l'expérience du Conseil de l'Europe en matière de réformes démocratiques et participer au débat politique sur les enjeux communs dépassant les frontières européennes».

«Le Parlement marocain est le seul en à bénéficier. C'est donc une expérience intéressante aussi bien pour le Maroc que pour le Conseil de l'Europe puisqu'il y a beaucoup de pays qui souhaitent le même statut», a-t-il ajouté, notant qu'il s'agit d'une relation de partenariat où les deux parties ont des engagements à tenir en faveur de la démocratie.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération a exprimé la disposition du Maroc à «remplir les exigences de ce partenariat et de le nourrir de son expérience», à la faveur des différentes réformes entreprises en la matière et qui lui ont valu l'accès à ce statut.

«Le Maroc, avec ses réformes politiques, la nouvelle constitution, les dernières élections qui ont conduit à la formation du nouveau gouvernement, est devenu un leader dans la région, qui peut inspirer d'autres pays à aller de l'avant dans la démocratisation de leur vie politique et leurs processus de réformes», a-t-il relevé.

C'est ce qui fait, selon lui, que ce partenariat avec le Conseil de l'Europe «est bénéfique non seulement pour le Maroc mais aussi pour toute la région».

Bassima Hakkaoui a, pour sa part, souligné l'exception marocaine dans un contexte de Printemps arabe «que nous espérons voir se terminer sur une note printanière», notant que la participation marocaine à cette session de l'APCE est porteuse d'«un message fort», celui de la détermination du nouveau gouvernement à poursuivre sa coopération.

La ministre avait fait une intervention mardi, devant l'assemblée, sur le débat sur l'«Egalité entre les femmes et les hommes : une condition du succès du Printemps arabe», à l'occasion de la présentation d'un rapport sur le Statut des femmes au Sud de la Méditerranée, dont une partie concerne le Maroc. Elle est revenue sur l'évolution de la situation de la femme dans le Royaume, à la lumière des différentes réformes entreprises, couronnées par la nouvelle constitution qui a consacré l'égalité homme-femme.

La session du printemps de l'APCE, marquée également par la participation d'une forte délégation de parlementaires marocains, a été l'occasion du lancement du plan d'action du Conseil de l'Europe pour le Maroc au titre de 2012-2014, qui vient concrétiser leur partenariat en matière de promotion de démocratie.

En marge de leur participation à la session, les deux ministres ont rencontré à Strasbourg plusieurs responsables dans la perspective de promouvoir la coopération aussi bien avec le Conseil de l'Europe qu'avec la ville alsacienne.

Des rencontres avec la communauté marocaine à Strasbourg sont également prévues. 

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