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Importance de la volonté des parties

Youssef Amrani : «Leadership du médiateur et volonté sincère des parties, des clefs dans tout processus de médiation»

«L'heure est venue, aujourd'hui, face aux atrocités sans cesse croissantes à travers le monde d'investir dans la prévention des conflits», avait affirmé Youssef Amrani. (Photo : Hihi)

24 Mai 2012 À 21:41

Le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Youssef Amrani, a souligné mercredi à New York, que le succès de tout processus de médiation repose sur la conjonction de quatre facteurs, notamment le leadership, l'impartialité et la discrétion du médiateur, et la volonté sincère des parties.

Ce processus passe également par l'engagement positif de la communauté internationale et le respect de l'intégrité et de l'unité des Etats, a dit Amrani qui prenait part à un panel au siège des Nations unies sur «le défi de la cohérence, de la coordination et de la complémentarité entre les différents acteurs dans la médiation».

Le panel était présidé par le Conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu, Edward Luck, aux côtés du secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, Lynn Pascoe, les ministres turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu et finlandais, Erkki Tuomioja. 

Amrani a, également, insisté sur la nécessité d'engager les pays voisins dans le cadre d'une approche régionale complémentaire aux efforts des Nations unies, qui doivent jouer un rôle central eu égard, à leur «expérience, leur leçon apprise et à leur universalité».

Le ministre a, enfin, souligné le rôle crucial du secrétaire général de l'Onu et de ses bons offices dans le cadre du règlement pacifique des différends. 

Dorénavant, a dit le ministre, l'accent devra être placé sur la diplomatie préventive qui est «un chantier prioritaire».

En réponse aux questions de l'assistance, composée notamment d'Etats membres, d'experts et d'universitaires, le ministre a proposé quelques pistes de réflexion, le «fruit de l'expérience marocaine en matière de médiation», insistant sur trois notions essentielles. 

Tout d'abord, a-t-il tenu à préciser, «il n'y a pas de recette miracle. Les processus de médiation doivent être dirigés avec une vision claire du résultat souhaité et des perspectives à la fois prometteuses et ambitieuses». Il faut, de même, a poursuivi le ministre, garder à l'esprit les trois paramètres essentiels qui sont le leadership du médiateur, la volonté sincère des parties et l'engagement de la Communauté internationale.

Enfin, il est nécessaire, selon lui, de «faire miroiter aux parties, les bénéfices d'une situation de paix», estimant qu'à ce niveau les Nations unies ont le «soft power» en raison du critère d'universalité.

Le ministre avait appelé, lors de son intervention plus tôt devant l'Assemblée générale de l'Onu, à l'établissement d'un «nouvel agenda» pour la médiation et la prévention des conflits, dans un environnement «volatile et fragile» où les menaces à la paix et à la sécurité internationale se font de plus en plus croissantes. 

«L'heure est venue, aujourd'hui, face aux atrocités sans cesse croissantes» à travers le monde «d'investir dans la prévention des conflits», avait affirmé le ministre délégué devant ses pairs réunis dans le cadre de cette réunion de haut niveau sur «le rôle des Etats membres dans la médiation».

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