12 Octobre 2012 À 08:33
Placée sous le signe «Une marche citoyenne et pacifique», cette manifestation est initiée par le collectif des ressortissants du nord (Coren), et le Front uni pour la sauvegarde de la république (FDR) qui demandent à l'ensemble des partenaires du Mali de participer «sans réserve politiquement et militairement aux opérations pour permettre au peuple malien de recouvrir son intégrité territoriale».
Dès l'occupation des régions concernées, consécutive au coup d'Etat du 22 mars dernier, la Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest ( Cedeao) a manifesté son intention de venir en aide au Mali à travers l'envoi d'une mission forte de quelque 3.300 hommes.
La Mission de la Cedeao au Mali (Micema), dont les contours ont été fixés à la faveur de conférences des chefs d'Etat et de gouvernement à Abidjan et à Dakar fin avril et début mai, peine encore à se matérialiser sur le terrain, l'organisation sous régionale ayant besoin de l'aval du conseil de sécurité de l'Onu pour entamer son déploiement au Mali.
Au-delà de l'accord politique, les Nations unies doivent également soutenir financièrement ladite mission. Les autorités maliennes dont l'assentiment était nécessaire se sont jusqu'ici montrées prudentes. Le FDR et le Coren ont toujours appelé ces dernières à satisfaire les exigences de l'organisation sous régionale en vue du déploiement de ladite mission.
Le 23 septembre dernier, le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré, et le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, ont accédé à la demande en soumettant à cet effet une requête aux Nations unies.
«Nous ferons tout pour que cette marche porte la voix de ceux qui veulent le bonheur du Mali», a souligné le secrétaire général du Coren, Abdoulaye Dicko, lors d'un point de presse.
En revanche, le déploiement d'une force internationale au Mali suscite des divergences au sein de la classe politique malienne. Des partis comme la coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) et le Mouvement populaire du 22 mars (MP22) ont organisé en septembre dernier des marches de protestation pour exprimer leur opposition à la requête du gouvernement.