05 Décembre 2013 À 13:28
Le président du Groupe d'amitié UE-Maroc au Parlement européen, Gilles Pargneaux, a affirmé, mercredi, qu'il n'y a plus de raisons pour s'opposer à la ratification du protocole de pêche entre le Maroc et l'UE vu les «nombreuses améliorations» qui ont été apportées au nouveau texte.
Plusieurs améliorations ont été introduites dans le nouveau protocole de pêche «grâce aux efforts du Maroc» que ce soit au niveau de la durabilité du secteur de la pêche, des retombées économiques pour les populations locales ou bien le respect des droits de l'Homme, a affirmé Pargneaux, notant que les exigences du Parlement européen ont été «parfaitement intégrées» dans la nouvelle mouture de l'accord de pêche et qu'il n'y donc plus de raisons sérieuses de s'opposer à sa ratification.
Le président du Groupe d'amitié UE-Maroc au PE s'est également félicité de la décision prise ce mercredi par son groupe, l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D), de voter le 10 décembre, lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, en faveur de la conclusion de l'accord de pêche avec le Maroc.
«Je me félicite de l'issue de ce vote qui définit clairement la position de mon groupe parlementaire en faveur du protocole de pêche entre l'UE et le Maroc», a déclaré l'eurodéputé socialiste français.
Il a ajouté que deux années de travail après le rejet du précédent protocole de pêche, «l'évolution de la position du Groupe Socialistes & Démocrates est pour moi une grande source de satisfaction», invitant l'ensemble des eurodéputés à suivre la ligne de l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates lors du vote en session plénière.
Conclu pour une durée de quatre ans, le nouveau protocole de pêche, dont la contrepartie financière totale annuelle estimée se chiffre à 40 millions d'euros, a pour objectif principal d'offrir des possibilités de pêche pour les navires de l'UE dans les eaux du Maroc dans les limites du reliquat disponible.
Le protocole vise aussi à renforcer la coopération entre Rabat et Bruxelles en vue de l'instauration d'un cadre de partenariat pour le développement d'une politique de pêche durable qui bénéficie aux deux parties.