05 Décembre 2014 À 08:45
La valorisation du capital immatériel constitue un levier essentiel pour le développement des provinces du Sud, ont souligné, jeudi à Dakhla, les participants à la séance d'ouverture de la deuxième rencontre du Forum des Jeunes marocains pour le troisième millénaire.
Les différents intervenants ont relevé que le capital immatériel, qui figure désormais parmi les principaux critères de mesure de la richesse des nations et des sociétés, revêt une grande importance pour les provinces du Sud, dont le patrimoine historique et culturel recèle une grande diversité et des modes d'expression aussi riches que variés.
Ils considèrent que cet événement, organisé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, à l'initiative du Forum des jeunes marocains pour le troisième Millénaire et l'Association d'études et de recherches pour le développement, constitue une occasion idoine pour interroger les enjeux, les fondements, les dimensions et le rôle du capital immatériel dans la production de la richesse et identifier les conditions requises pour que les jeunes puissent prendre conscience des défis liés à la nouvelle conception de la richesse et les modalités d'engagement dans l'action civile et publique.
Dans ce sens, le président de l'Association d'études et de recherches pour le développement, coordonnateur de la rencontre, Driss Guerraoui, a souligné qu'au-delà des importantes potentialités matérielles que recèlent les provinces du Sud dans les domaines, agricole, énergétique et touristique et dans le secteur minier entre autres, la vraie richesse dont dispose cette région est son capital immatériel.
«Le capital immatériel, une fois valorisé et mieux utilisé devra contribuer à optimiser les richesses et les potentialités dont regorgent les provinces du Sud, ainsi que les opportunités qu'elles offrent en matière de création de l'emploi, en particulier dans les domaines d'activité qui permettraient au Maroc de créer des modes de production pérennes et durables, conformément au nouveau modèle de développement des provinces du Sud tracé par le Conseil économique, social et environnemental», a-t-il précisé.
Driss Guerraoui a, par ailleurs, assuré que le rôle des jeunes dans la valorisation du capital immatériel est «crucial», ajoutant que cette importante tranche de la société marocaine représente «un vivier pour l'émergence d'élites scientifiques, économiques, intellectuelles, culturelles, politiques, syndicales et civiles, d'un niveau d'excellence et de compétence, à la mesure des ambitions du Maroc».
Même son de cloche chez le président du Forum des jeunes marocains pour le troisième Millénaire, Mohammed Fahd El Bach, qui a relevé que les jeunes marocains sont totalement conscients de la profondeur des mutations que connait actuellement le Royaume et des importants défis auxquels il doit faire face sur les plans économique, social et politique, relevant que le capital immatériel s'impose désormais, comme un nouveau concept qui doit interpeller toutes les composantes de la société pour réfléchir sur les moyens à même d'améliorer les conditions de vie des citoyens et de favoriser un développement économique, durable.
Concernant le capital culturel qui fait partie intégrante du capital immatériel, le wali de la région Oued Eddahab-Lagouira, Lamine Benomar a souligné la place de choix qu'occupent les composantes culturelles des provinces du Sud, au niveau local et national de par leur histoire et leurs valeurs, mettant en exergue à cet effet leurs nombreuses ressources littéraires, symboliques et artistiques et la grande diversité qui les caractérisent.
La deuxième rencontre du Forum des jeunes marocains pour le troisième Millénaire qui se poursuit jusqu'au 7 décembre, sous le signe «Le développement des provinces du sud, la place actuelle et le rôle futur du capital immatériel», connait la participation de 200 jeunes de toutes les régions du Maroc, de décideurs, de représentants des institutions régionales et internationales, ainsi que d'éminents chercheurs et spécialistes des questions du développement dans ses liens avec le capital immatériel.
Au programme de cette manifestation, qui s'inscrit dans le cadre du lancement des travaux de l'Université ouverte de Dakhla, figurent des conférences portant notamment sur «Les enjeux de développement du capital culturel», «Les fondements et les possibilités de développement du capital humain», «Le patrimoine immatériel de la culture hassanie», ou encore, «La place et les rôles de la femme dans le développement des provinces du Sud».