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«En Europe, le pire est d'annoncer les réformes sans les faire»

Les annonces de réformes structurelles qui sont ensuite reportées ou enterrées ont des effets désastreux sur l'économie de la zone euro, a estimé vendredi Peter Praet, un des responsables de la Banque centrale européenne (BCE).

Peter Praet, membre du directoire et chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE). Ph : AFP

11 Octobre 2014 À 09:07

«Le pire, c'est d'annoncer des réformes et de ne pas les appliquer, et je pense que c'est ce qui est en train de se passer», a déclaré Peter Praet lors d'un débat de l'IIF, le lobby bancaire international à Washington, mais sans citer de pays.

En Italie et en France notamment, les gouvernements respectifs ont annoncé plusieurs projets de réformes qui, pour l'instant, n'ont pas réellement abouti.

Selon la Banque centrale européenne et plusieurs organismes dont le Fonds monétaire international (FMI), la zone euro ne pourra sortir de l'ornière économique que si des réformes structurelles, et donc potentiellement douloureuses politiquement, sont mises en œuvre.

La mauvaise passe de la zone euro a été largement commentée depuis jeudi dans les débats des assemblées d'automne du FMI, de la Banque mondiale, du G20-Finances ou encore de l'IIF.

L'Allemagne, première puissance économique de la zone, est pressée de toutes parts de participer à la reprise en soutenant la demande et en soutenant l'investissement.

Peter Praet a estimé qu'on pouvait diviser la zone euro en deux parties, les pays qui se réforment et qui s'en sortent plutôt bien (Espagne, Irlande...) et ceux qui ne se réforment pas, comme l'Italie ou l'Allemagne.

Mettre dans le même ensemble l'Allemagne et l'Italie «est un peu une provocation, mais il y a du vrai», a déclaré Peter Praet.

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