12 Mars 2015 À 10:05
Le taux d'activité des femmes au Maroc, estimé à 25%, reste faible en comparaison avec les pays ayant un taux de croissance similaire, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Abdeslam Seddiki.
«Le taux d'activité des femmes n'a pas accompagné la dynamique que connait le Maroc dans tous les domaines», a noté Abdeslam Seddiki dans une intervention lors d'une conférence sous le thème «Les femmes et le monde du travail».
Cette faiblesse du taux d'activité des femmes est due au partage traditionnel des rôles, à la prolongation de la durée de scolarité en milieu urbain et à quelques pratiques discriminatoires sur le marché du travail, a expliqué Abdeslam Seddiki.
Le ministre a noté que le taux de chômage est estimé à 10,2% pour les femmes, alors qu'il est à 8,4% pour les hommes en 2012, soulignant que le développement socio-économique nécessite le renforcement du rôle des femmes dans la stratégie de développement, en tant que partenaire actif.
Le ministère a élaboré la stratégie nationale de l'emploi qui a notamment pour objectif de renforcer l'adéquation formation-emploi et augmenter le taux d'activité des femmes, a rappelé Abdeslam Seddiki, ajoutant que le Code du travail stipule l'interdiction de la discrimination et la protection de la maternité.
Les participants à cette conférence, organisée à l'occasion de la journée internationale de la femme, ont souligné que l'égalité entre les sexes constitue une locomotive de développement social, notant qu'en dépit de l'adhésion du Maroc au système international des droits de l'Homme, le taux d'activité des femmes reste faible.
Evoquant les obstacles à l'insertion de la femme au marché du travail, les intervenants ont relevé le niveau d'éducation et la formation, la pauvreté et la vulnérabilité.
En effet, ils ont souligné la nécessité d'adopter une stratégie complète, multidimensionnelle, fondée sur la formation professionnelle et l'aspect législatif et la mise en place de système de sécurité sociale pour les femmes qui travaillent dans l'informel.
Les participants ont passé en revue les réalisations accomplies dans le cadre de la protection des droits des femmes qui s'inscrivent en droite ligne avec les dispositions de la constitution de 2011.