12 Octobre 2015 À 10:01
«Nos services techniques ont bien été informés du problème», a déclaré Frédéric Cauderlier, porte-parole du Premier ministre, relevant que «ce type de menace est toujours pris au sérieux».
Il a rappelé que dès son entrée en fonction, le Premier ministre a travaillé à la mise en place du Centre pour la cybersécurité belge, qui est aujourd'hui opérationnel.
Cette nouvelle attaque, qui fait suite à de nombreux actes similaires ciblant des institutions et des entreprises belges, a été revendiquée par le groupe de hackers Anonymous Belgium.
«Le gouvernement belge nous a défié, qu'il assume ses erreurs! Nous serons toujours là pour défendre le peuple!», a indiqué le groupe sur son compte Twitter.
Anonymous Belgium a, également, revendiqué le piratage du site Internet du Parlement bruxellois, qui était indisponible samedi en soirée.
Après les multiples attaques du genre, la Belgique s'est dotée, en avril dernier, d'un nouveau dispositif de cybersécurité destiné à détecter et à répondre aux différentes attaques informatiques dont elle fait l'objet.
D'après la coalition belge «Cyber Security», un groupement d'une cinquantaine d'entreprises privées et publiques ainsi que de scientifiques, la cybercriminalité coûte quelque 3,5 milliards d'euros chaque année à la Belgique, soit un peu plus d'1% du Produit intérieur brut.
Au niveau mondial, des études récentes évaluent le coût annuel mondial de la criminalité du net à plus de 100 milliards d'euros.