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Lancement à Rabat de l'opération «Indemnité pour perte d'emploi»

La contribution de l'Etat porte sur la mise à disposition d'un fonds d'amorçage fixé à 500 MDH étalé sur trois années, et dont 250 MDH sera dispensée au cours de la première année.

La cote part qui incombe à l'entreprise est fixée à 0,38% du salaire, tandis que la contribution sociale du salarié est à hauteur de 0,19%.

24 Avril 2015 À 14:26

L'opération «Indemnité pour perte d'emploi» (IPE), a été lancée, vendredi à Rabat, avec pour objectif d'accompagner les salariés ayant perdu leur emploi, indépendamment de leur volonté, en leur garantissant une réinsertion flexible au sein du marché de l'emploi à même de préserver leurs droits sociaux. Présidant la cérémonie de lancement de cette opération, le ministre de l'Economie et des Finances, Mohammed Boussaid, a qualifié ce moment de «déterminant» dans la mesure où l'IPE vient jalonner le processus de protection sociale des salariés, déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ayant perdu leur emploi de façon involontaire. Il s'agit en effet d'une opération qui est de nature à contribuer à la modernisation de la politique sociale du Royaume, eu égard à son impact positif sur l'ensemble des composantes de la société marocaine, notamment la classe ouvrière, a relevé M. Boussaid, précisant que le lancement de ce dispositif vient mettre en application les dispositions de la loi 03-14 (septembre 2014) modifiant et complétant le Dahir portant loi n 1-72-184 du 27 juillet 1972 relatif au régime de sécurité sociale. Et de souligner que ce dispositif permet non seulement de garantir une indemnisation financière, mais aussi, de tirer profit des différents programmes relatifs au secteur de l'emploi et de la formation qu'offre l'Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), en partenariat avec l'Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), dans l'optique d'accompagner les bénéficiaires de l'IPE et de les assister à décrocher d'autres postes d'emploi. Pour sa part, le ministre de l'Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, a rappelé que cette prestation, qui consiste en un versement d'un montant équivalent à 70% du salaire perçu dans la limite du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), est valable pour une durée de 6 mois. La contribution de l'Etat porte sur la mise à disposition d'un fonds d'amorçage fixé à 500 millions de dirhams (MDH) étalé sur trois années, et dont 250 MDH sera dispensée au cours de la première année, 125 MDH au cours de la deuxième année et 125 MDH la troisième, si besoin se fait senti, a-t-il ajouté. Pour le directeur général de la CNSS, Saïd Ahmidouch, la contribution de l'Etat par le biais de ce fond d'amorçage se veut «exceptionnelle» sur le plan de la sécurité sociale, ajoutant que les contributions sur le long terme sont constituées essentiellement des charges sociales payées par les entreprises et par les salariés. Et de préciser que la cote part qui incombe à l'entreprise est fixée à 0,38% du salaire, tandis que la contribution sociale du salarié est à hauteur de 0,19%. M. Ahmidouch qui a fait état, jusqu'à présent, de près de 3.620 de demandes éligibles pour cette indemnisation réparties sur plusieurs secteurs, en particulier le textile, l'industrie et le bâtiment, a estimé que ce dispositif devrait jouer pleinement son rôle de «bouée de sauvetage» dont pourront se servir les bénéficiaires de l'IPE pendant une durée de 6 mois. De son côté, le directeur général de l'ANAPEC, Anass Doukkali, a assuré, à cet égard, que les bénéficiaires de l'IPE seront accompagnés et encadrés dans la perspective de leur garantir une insertion rapide dans le marché de l'emploi. Cet accompagnement peut prendre plusieurs formules, en fonction du degré de l'autonomie de ces bénéficiaires. Inscrit à l'ANAPEC ou à la CNSS, le bénéficiaire de l'IPE peut profiter d'entretiens de positionnement ou d'ateliers de recherche d'emploi destinés à l'aider à mieux connaître ses compétences et mettre en valeur son expérience et savoir-faire, voire même être ré-réorienté vers l'OFPPT pour bénéficier d'éventuelles formations le qualifiant à obtenir d'autres opportunités d'emploi. Dans ce cadre, M. Doukkali a fait état d'un total de 400 bénéficiaires de l'IPE ayant bénéficié jusqu'à présent de ce type d'entretiens, tandis que 11 cas ont été réinséré dans le marché de l'emploi.

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