29 Septembre 2017 À 14:36
Contrebande, contrefaçon, ventes de pièces usagers défaillantes, sous-facturation en douane, non-déclaration fiscale… le secteur de l’après-vente automobile est miné par plusieurs problèmes. Estimé selon la profession à plus de 15 milliards de DH de chiffre d’affaires et générant plus de 300.000 emplois directs (plus de 100.000 au niveau de la Distribution et plus de 200.000 au niveau de l’entretien et la réparation), ce secteur souffre énormément de l’informel, avaient indiqué les acteurs de ce secteur à l’occasion de la table ronde, organisée le 28 septembre par le Groupement interprofessionnel de l’automobile au Maroc (Gipam). En effet, la commercialisation des pièces de rechange est fortement affectée par la contrefaçon qui biaise le consommateur et par la ferraille où le risque d’acquérir des pièces non conformes aux normes de sécurité est très grand. Aussi, la fabrication locale des pièces de rechange reste très marginalisée et ne profite pas de l’évolution fulgurante que connait l’industrie automobile de première monte au Maroc. «Nous nous retrouvons dans un marché inondé par des pratiques déloyales qui risquent de freiner le développement harmonieux du secteur», a souligné Mohamed Ouzif, secrétaire général du Gipam. Et d’ajouter : «C’est pour combattre ces pratiques qui fragilisent les entreprises structurées que le Gipam a été créé».