20 Avril 2020 À 02:31
La fabrication des masques de protection en tissu non tissé est dorénavant soumise à l’obligation de respecter les spécificités techniques dictées par la norme marocaine NM ST 21.5.200. C’est ce que vient de préciser le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique dans un communiqué publié ce dimanche. Cette décision intervient dans le cadre des mesures prises pour la lutte contre la propagation du Covid-19 et afin de préserver la santé des citoyens.
Ladite obligation normative est entrée en vigueur suite à la publication de l’arrêté n°1060-20 du 8 avril 2020 du Ministre qui appelle les fabricants et les distributeurs des masques de protection en tissu non tissé à usage non médical à se conformer aux caractéristiques techniques définies par le document normatif y afférant, élaboré conjointement par les différentes parties prenantes.
Cet arrêté relève d’un référentiel obligatoire pour les fabricants et distributeurs des masques de protection subventionnés par le Fonds spécial de gestion de la pandémie du Covid-19 et dont le prix de vente au public est fixé à 80 centimes l’unité, relève le ministère, ajoutant qu'il constitue une base garantissant la traçabilité du produit et permettant au ministère de mener des contrôles réguliers en vue de s’assurer de la conformité des masques aux exigences réglementaires. Ainsi, toute non-conformité est sanctionnée par un PV et une poursuite judiciaire à l’encontre des contrevenants, tient à préciser le communiqué, notant que l’objectif est de mettre à la disposition des citoyens des masques conformes aux standards de sécurité permettant de limiter au maximum la transmission du virus.
Ainsi, et en vertu de cette réglementation, les masques doivent être fabriqués à partir d’un Polypropylène vierge et composés de trois couches filtrables superposées en tissu non tissé assurant la couverture du nez, de la bouche et du menton de l’utilisateur. L’arrêté stipule également que les parties du masque susceptibles d’entrer en contact avec la peau du porteur soient exemptes d'arêtes vives et de bavures et ne présentant aucun risques connus d’irritations ou d’effets indésirables pour la santé.
Pour ce qui est du tissu de fabrication, le document précise qu’il ne doit pas comporter de métaux lourds, doit permettre une respiration normale et ne présenter aucun risque d’irritation ou allergie à l’utilisateur.
Quant à la vente, l’utilisation et la traçabilité des produits, l’arrêté précise un certain nombre de points que le fabricant devra respecter. Ainsi, les masques mis en vente au public doivent être conditionnés dans des emballages de 10 unités et ne doivent aucunement être vendus à l’unité ou dans des emballages ouverts. Ces masques doivent également être certifiés et porter les éléments d’identification du fabriquant et la mention « ce produit n’est pas classé comme dispositif médical ». A usage unique et non réutilisables, ces masques ne doivent être portés plus de 4 heures, précise le communiqué.
Une note du ministère avait appelé, vendredi 17 avril, l'ensemble des unités qui fabriquent ces masques de se cnformer aux règles d(hygiène pour garantir la sécurité des employés.