20 Juillet 2020 À 12:56
910.428 enfants ont été inscrits à l’enseignement préscolaire au titre de l’année scolaire 2019-2020, soit un taux de 72,5% avec 23 points de différence que l’année 2017-2018. C’est le bilan annoncé de la deuxième année de mise en application du Programme national de généralisation et de développement du préscolaire (PNGDP).
En application des Hautes Instruction Royales, contenues dans le message adressé aux participants à la journée nationale marquant le lancement du PNGDP, le 18 juillet 2018, le ministère de l’éducation nationale a organisé, samedi dernier, une rencontre nationale pour présenter le bilan de la deuxième année de déploiement de ce programme.
« Un bilan positif avec des indicateurs encourageants », note le ministère dans un communiqué. Et d’ajouter que ces résultats ont été réalisés grâce à l’implication de l’ensemble des acteurs, notamment les Académies régionales de l’éducation et la formation, les directions provinciales et les partenaires du ministère à leur tête l’INDH. Cet engagement général a permis d’accélérer le rythme de mise en application de ce programme pour relever le défi de la généralisation de l’enseignement préscolaire.
Dans le détail, le bilan fait état d’une hausse du nombre des inscrits au niveau primaire passant ainsi de 699.265 enfants au titre de l’année scolaire 2017-2018, soit un taux de 49,60%, à plus de 910.428 enfants inscrits à la rentrée 2019-2020, soit 72,5%, marquant ainsi un bond de 23 points qui dépasse les prévisions initiales du programme. 46.519 éducatrices et éducateurs ont été mobilisées dans le cadre de ce programme, soit 6.583 en plus. Les infrastructures ont également été renforcées avec l’ouverture de 4.541 classes de cours supplémentaires pour atteindre un total de 47.682 classes.
Dans le milieu rural, le taux de scolarisation dans le préscolaire a également marqué une importante hausse, soit un taux de 62,4% durant l’actuelle année scolaire, contre seulement 35,4% l’année d’avant. La même tendance à la hausse a été marquée au niveau de la scolarisation des filles qui passe de 45% à 68,9%, soit une augmentation de près de 24 points.
La part du secteur de l’enseignement public a également augmenté passant de 13% en 2017-2018 à 23% au titre de l’année scolaire 2019-2020. Par ailleurs, l’enseignement classique a marqué un recul de 63% à 50%.
Le ministère rappelle par ailleurs que l’enseignement préscolaire en présentiel, au même titre que les autres niveaux scolaires, a été suspendu depuis la déclaration de la pandémie au Maroc et que la continuité pédagogique a été assurée à distance à travers notamment des cours télévisés.
Le ministère indique également avoir renforcé ses structures dans le sens d’une meilleur gestion du préscolaire en créant notamment une unité centrale dédiée et en préparant un document référentiel pour les métiers et compétences des éducatrices et éducateurs, en partenariat avec l’Unicef. Le ministère organise également des ateliers de formation au profit des inspecteurs et des formateurs afin de les familiarises avec ce programme. Il travaille également sur la préparation d’un guide pour organiser les procédures de partenariats avec les associations habilitées à gérer les classes d’enseignement préscolaire intégrées dans les établissements d’enseignement public.
Le ministère indique être engagé à poursuivre les efforts, en coordination avec les différentes parties prenantes, pour réaliser l’ensemble des objectifs escomptés, et ce en mettant à contribution les ressources humaines et budgétaires nécessaires ainsi qu’en mettant en place des indicateurs de référence dans une démarche de qualité. « Le ministère procédera également à la mise à jour de l’arsenal juridique dans le cadre de la mise en œuvre du programme législatif relatif au déploiement de la loi-cadre 51.17 », note le communiqué.