Économie

Aviculture : le nouveau contrat-programme 2022-2030 dans les starting-blocks

Un nouveau contrat-programme de développement du secteur avicole, qui couvrira la période 2022-2030, devra être signée entre l’État et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) au plus tard en début de 2022.

Le secteur avicole a assuré en 2020 une production de 635.000 tonnes de viandes de volailles et 5,5 milliards d’œufs de consommation, couvrant ainsi 100% des besoins en viandes de volailles.

10 Novembre 2021 À 18:33

Le secteur avicole est promis à de belles perspectives. Un nouveau contrat-programme de développement de l’activité est dans les starting-blocks. La feuille de route en projet, qui couvrira la période 2022-2030, devra être signée entre l’État et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) au plus tard en début de l’année prochaine. «Le nouveau cadre contractuel a été déjà finalisé et n’attend donc que sa signature. Celle-ci était normalement programmée pour cette année 2021. Mais avec les chamboulements liés à la crise sanitaire et la constitution du nouveau gouvernement, l’on a dû reporter sa signature», nous confie Chaouki Jerrari, directeur exécutif de la FISA. Selon les toutes premières indiscrétions, le nouveau cadre contractuel puise sa trame de fond des grandes orientations de la stratégie Generation Green. Concrètement, la feuille de route en projet devrait prévoir l’élargissement de la couverture sociale au profit des employés du secteur, en plus de mesures visant à encourager l’entrepreneuriat dans l’aviculture. L’aviculture est, en effet, un véritable réservoir d’emplois avec pas moins de 140.000 emplois directs et 320.000 indirects.r>À l’instar d’autres secteurs, l’activité a fait les frais de la crise sanitaire particulièrement en 2020, suite aux mesures de confinement décrétées par les pouvoirs publics. À en croire Jerrari, les estimations arrêtées à fin août 2020 par la FISA font état de 4 milliards de dirhams de pertes pour le secteur. «La situation de crise en 2020 a ainsi occasionné plusieurs faillites dans le secteur.

En 2021, avec l’allégement des mesures sanitaires, la demande s’est inscrite en redressement. Pendant ce temps, l’offre n’a pas suivi. Ce qui a fait envoler les prix de la volaille qui ont atteint les 14 à 15 dirhams le kilogramme à la ferme», détaille Jerrari. Mais depuis une dizaine de jours, poursuit-il, nous assistons à une baisse des prix suite à une reprise de l’offre. L’envolée des prix constatée ces derniers mois a aussi été accentuée par le renchérissement des aliments pour volailles du fait de l’instabilité du marché international des matières premières comme le maïs et le soja, deux principaux ingrédients des formules d’aliments commercialisées sur le marché. Le secteur a assuré en 2020 une production de 635.000 tonnes de viandes de volaille et 5,5 milliards d’œufs de consommation, couvrant ainsi 100% des besoins en viandes de volaille. Soit 55% de la consommation totale toutes viandes confondues. Avec un taux de croissance en moyenne annuelle d’environ 6% des productions de viandes de volailles et 6,1% des productions de d’œufs de consommation, l’aviculture constitue l’une des activités agricoles les plus dynamiques au Maroc. Le secteur compte aujourd’hui 43 usines de fabrication d’aliments composés, 51 unités d’accouvage, 230 élevages de reproducteurs autorisés et quelque 7.627 élevages de poulets de chair autorisés. À cela, s’ajoutent 885 élevages de dindes chair autorisés et 251 élevages de poules pondeuses. La filière compte également 27 abattoirs avicoles agréés, 19 unités de conditionnement d’œufs de consommation et 18 unités de préparation des viandes séparées mécaniquement. L’activité a généré l’année dernière 27,4 milliards de dirhams de chiffre d’affaires. Les investissements cumulés, quant à eux, s’élèvent à 13,7 milliards de dirhams à fin 2020. 

 

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