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Agence Bayt Mal Al-Qods : les réalisations, les besoins et les défis

Bien qu’elle ait bénéficié d’un financement limité ces dernières années, l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif a été en mesure de mettre en œuvre des projets à un rythme constant. En effet, et durant la période allant de 2000 à 2022, l’Agence, qui célèbre cette année son 25e anniversaire, a mis en œuvre 200 grands projets ainsi que des dizaines de projets de petite et moyenne envergure qui ont bénéficié à toutes les composantes de la société maqdissie, pour un coût de plus de 64 millions de dollars.

Le directeur chargé de la gestion de l'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, Mohamed Salem Cherkaoui.

07 Février 2023 À 17:56

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L’Agence Bayt Mal Al-Qods Asharif demeure, quelles que soient les circonstances, fidèle à sa vocation au service des Maqdissis. Nonobstant le fait que les États contributeurs ont cessé leur participation financière depuis 2011, cette Agence a réussi à maintenir son rythme régulier d’exécution des projets grâce à la supervision directe par S.M. le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, et au Royaume qui reste le seul bailleur de fonds (100%) en termes de dons étatiques et 70% en termes de dons provenant d’institutions et de particuliers. 

200 grands projets réalisés entre 2000 et 2022 au service d’Al-Qods et des Maqdissis

Le coût des projets réalisés a atteint, selon le directeur chargé de la gestion de l’Agence, Mohamed Salem Echarkaoui, 64 millions de dollars. Ces projets couvrent plusieurs secteurs tels que l’habitat, la santé et l’éducation, en plus des projets d’assistance sociale pour les orphelins, les veuves, les personnes âgées et les handicapés. M. Echarkaoui, qui était l’invité du Forum de la MAP, tenu sous le thème «L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, 25 ans d’actions au service d’Al-Qods et des Maqdissis», a indiqué que l’Agence a aussi focalisé son action sur le développement des compétences des Maqdissis, faisant savoir qu’un programme relatif au développement humain a été mis en place avec des projets d’autonomisation et de renforcement des capacités dédiés aux femmes et aux jeunes. L’Agence accorde par ailleurs, a-t-il ajouté, une attention particulière aux programmes d’assistance sociale destinés aux différentes catégories impactées par la pandémie de la Covid-19, de même qu’elle a lancé la plateforme de commerce électronique «Dlala Marketstore» des produits palestiniens mise, dans un cadre solidaire, à la disposition des commerçants et associations et dont l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif est le premier client. Et de poursuivre que l’Agence a également créé le club «Enfants pour Al-Qods», dédié aux projets et activités de l’enfance, des colonies de vacances et des prix et a organisé une simulation du sommet international de l’enfance pour Al-Qods, avec la participation d’élèves maqdissis et de leurs homologues de différentes nationalités. M. Echarkaoui a fait savoir que l’Agence veille, en outre, à l’élaboration de ses programmes et projets sur la base d’indicateurs actualisés de la situation sociale et économique dans la ville d’Al-Qods, fournis par l’Observatoire «Arribat» pour l’observation, le suivi et l’évaluation qui se veut un mécanisme relevant de l’Agence, ayant pour mission de réaliser des études et des rapports périodiques qui jettent la lumière sur les différentes facettes du développement de la Ville sainte.  

Le Maroc, seul pays contributeur à l'Agence depuis 2011

Ces dernières années, et en dépit d'un financement limité, l'Agence a pu maintenir un rythme constant d'achèvement des projets, avec un budget compris entre 3,5 et 5 millions de dollars, a souligné M. Echarkaoui. Faisant état des conditions de travail difficiles dans la Ville sainte dictées par sa spécificité, mais également des complexités d’ordre politique, social et administratif, outre les tentatives de l’occupant d’imposer le fait accompli, le directeur chargé de la gestion de l'Agence a également fait remarquer que les États contributeurs ont arrêté leurs participations financières depuis 2011, faisant savoir que le Royaume demeure le seul bailleur de fonds en termes de dons d’État et à hauteur de 70% en termes de dons provenant d’institutions et de particuliers.

Au cours des 25 dernières années, l’Agence a reçu quelque 64,9 millions de dollars de dons comprenant 22,3 millions de dollars de dons d’États avec une contribution marocaine qui s’élève à 75%, 27,1 millions de dollars de dons institutionnels et 15,5 millions de dollars de dons de particuliers, a poursuivi M. Echarkaoui. Il a, à cet égard, attribué la suspension du financement à des défis géostratégiques que connaît la région, appelant à un appui arabe, islamique et international aux secteurs impactés, dont le tourisme, l’habitat et l’emploi, en garantissant un soutien conséquent et durable aux institutions maqdissies, en les dotant des moyens à même de leur permettre de poursuivre leurs missions.r>M. Echarkaoui a, dans ce contexte, évoqué le plan palestinien de soutien aux secteurs sociaux comme un cadre idoine de financement mis en place suite à une large consultation avec les institutions maqdissies et les représentants de la population, notant que l’Agence n’a ménagé aucun effort pour contacter les instances et institutions concernées, à travers les organes de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), pour demander le soutien permettant à l’Agence afin de poursuivre la mise en œuvre des projets programmés à Al-Qods.

Habitat : 15.000 à 20.000 unités doivent être construites

Le directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif a, dans ce sens, souligné la nécessité de construire entre 15.000 à 20.000 unités d’habitation dans la vieille ville, la construction ou l’acquisition de 28 écoles avec une capacité de 864 salles de classe, la construction de 20 crèches maternelles réparties sur les régions d’Al-Qods, l’équipement de centres de soins dans les hôpitaux spécialisés et le soutien de leurs budgets de fonctionnement.r>Il s’agit aussi de la création d’espaces récréatifs, dont des centres culturels et des terrains de sport, du soutien des associations féminines pour promouvoir leur autonomisation et leur permettre de développer leur capacité dans des métiers et projets générateurs de revenus, la restauration de 3.000 édifices, dont des sites historiques, des mosquées et des cathédrales, la réfection de cimetières musulmans et d’autres dépendances socio-économiques en vue de préserver le patrimoine culturel et civilisationnel de la Ville sainte.r> 

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