Saloua Islah
27 Janvier 2026
À 16:50
Meta a confirmé au média technologique américain TechCrunch qu’elle prévoyait de tester, dans les prochains mois, de nouveaux
abonnements payants sur Instagram, Facebook et WhatsApp. Concrètement, cela signifie que tout le monde pourra continuer à utiliser ces applications gratuitement pour publier, discuter ou consulter des contenus. En revanche, certaines options jugées plus avancées seraient réservées aux utilisateurs qui acceptent de payer.
Ces abonnements ne seraient pas identiques d’une application à l’autre. Meta prévoit de tester plusieurs formules, avec des fonctionnalités différentes selon les plateformes. Sur
Instagram, par exemple, les utilisateurs abonnés pourraient accéder à des outils permettant de
mieux gérer leur compte, comme créer des listes d’audience sans limite, voir quels comptes ne les suivent pas en retour ou consulter certaines Stories sans être repérés. Des options qui ne changent pas l’application en apparence, mais qui donnent davantage d’informations et de contrôle à ceux qui y ont accès.
Sur
Facebook et
WhatsApp, Meta n’a pas encore détaillé les fonctionnalités concernées. Le groupe évoque simplement une
meilleure maîtrise des échanges et du
partage de contenus, sans préciser comment cela se traduira dans l’usage quotidien. Ces éléments seront testés progressivement, en fonction des retours des utilisateurs.
L’intelligence artificielle est au cœur de ce changement. Meta souhaite intégrer davantage d’outils d’IA dans ses applications, notamment
Manus, un assistant capable d’aider à créer du contenu ou à automatiser certaines tâches. Par ailleurs,
l’outil Vibes, qui permet de créer des vidéos courtes à l’aide de l’IA, devrait passer à un
système partiellement payant. Une utilisation limitée resterait gratuite, mais les usages plus intensifs seraient réservés aux abonnés.
Ces nouvelles offres seront distinctes de
Meta Verified, l’abonnement lancé en 2023 avec un
badge de vérification et des services dédiés surtout aux créateurs et aux entreprises. Cette fois, Meta cible un
public plus large, composé d’utilisateurs ordinaires.
Ces tests posent une question simple : les réseaux sociaux resteront-ils réellement gratuits si certaines fonctionnalités clés deviennent payantes ?
Meta explique vouloir financer le développement de l’intelligence artificielle sans bloquer l’accès aux plateformes. Reste à savoir si
les utilisateurs accepteront cette logique, dans un contexte où de plus en plus de services numériques demandent un abonnement.