Spécial Marche verte

Cinéma : "une minute de soleil en moins" de Nabyl Ayouch

Le réalisateur marocain Nabil Ayouch vient d'achever le tournage de son tout dernier film : «Une minute de soleil en moins». Avec un titre provisoir mais bien énigmatique, ce troisième long métrage du jeune cinéaste se présente sous forme d'un polar doubl

28 Novembre 2001 À 12:26

Après un séjour de cinq semaines dans la ville de Tanger, Nabil Ayouch a donné, samedi, le dernier tour de manivel à son dernièr long metrage. Le cadre urbain et naturel de la ville du Nord du Royaume ont été investi pour servir de toile de fond à une histoire qui est en constante évolution. Malgré une ambiance dangereuse truffée de péripéties à la fois douteuses et passionnées, l'histoire principale réussie toujours a marquer une pause sur l'essentiel : l'amour
En effet, la caméra de «une minute de soleil en moins» met en relief un acte barbare comme l'assassinat, poursuivie d'une enquête policière et de chasse à l'homme, mais permet dans la foulée aux protagonistes de savourer des moments charnels, permettant à la passion amoureuse de naître et de se développer.
L'histoire est axée sur un traficant de drogue, originaire de la ville de Fes qui trouve refuge à Tanger, constituant le site idéale pour faire fructifier son commerce. Mais comme il opère dans un monde bourré d'obstacles, il sera malheureusement tué. Une enquête policière sera ouverte, et elle sera menée par l'inspecteur Kamal, rôle joué par l'acteur Noureddine Ourahou, acteur évoluant en Hollande. Sous les ordres du commissaire, personnage incarné par le vétéran Mohamed Majd, l'inspecteur Kamal met la main sur les premiers éléments de l'investigation qui mènent à la secrétaire de la victime, Touria, rôle joué par Loubna Azabal une actrice marocaine qui vit en Belgique.
Coup de théâtre! A un moment où la mission de l'inspecteur était de réunir des preuves pour l'nculpation de Touria, il en tombe amoureux. Elle partage à son tour la même flamme amoureuse, et en pleine tourmente et poursuites, une idylle passionnante et passionnée vit le jour. Impossible de vivre une relation amoureuse tranquille, l'affaire prend des allures plus complexes. D'autres ingrédients se mêlent au suspense, et on voit surgir la mafia de la drogue qui semble-t-il être impliquée au meurtre. Quant au aspect technique du film, il faut souligner qu'encore une fois le réalisateur a misé sur les grands moyens. Le dernier né de Nabyl Ayouch compte des techniciens venus de France et du Maroc, chacun avec une mission bien définie afin de réussir les petite détails qui font de ses créations de grands films.
Décidément, Ce jeune réalisateur de 32 ans a certainement de beaux jours cinématographiques qui l'attendent surtout que son talent n'est plus à contester après l succès de ces deux premiers longs métrages : Mektoub en 1997, et Ali Zaoua en 2000.
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