L'humain au centre de l'action future

4e Festival international de danse contemporaine de Casablanca

Le quatrième festival international de danse contemporaine se déroulera du 9 au 13 octobre avec, au programme, quatre soirées animées par des compagnies prestigieuses venues notamment d'Allemagne, de Hollande et de Suisse, annonce l'association organisatr

26 Septembre 2002 À 18:08

"Si le festival existe toujours, c'est d'abord et surtout grâce à la volonté des organisateurs et à leur dévouement pour une cause noble". Lahcen Zinoun, figure de proue de la danse au Maroc et l'un des initiateurs de l'événement, annonce d'emblée la couleur. Le festival manque cruellement de moyens financiers à tel point que «l'on se trouve actuellement déficitaire». «Depuis la première édition, dit-il, nous avons affirmé que l'événement sera organisé aux forceps». Zinoun savait ainsi que la continuité ne sera pas chose aisée. Aujourd'hui, il se rend compte qu'il n'avait pas tort : «Nous n'avons jamais eu le soutien nécessaire pour développer la manifestation et la pérenniser. On se trouve actuellement avec un budget maigre et lorsqu'on s'adresse à des sponsors c'est de la mendicité presque».
Le principal handicap, selon les organisateurs, serait le manque de volonté politique pour promouvoir l'art de manière générale et la danse en particulier. En plus de cela, la danse en tant qu'art reste mal perçue au sein de la société.
Les difficultés sont donc énormes. L'événement prend ainsi l'allure d'un challenge. Le succès des précédentes éditions se trouve la motivation majeure des organisateurs. Après trois ans d'existence, le festival international de danse contemporaine est devenu désormais un rendez-vous incontournable pour les férus de la danse contemporaine. Le festival en est ainsi à sa quatrième édition.
Il accueille cette année des compagnies prestigieuses venues d'Allemagne de Hollande et de Suisse. Le public aura ainsi l'occasion d'apprécier quatre spectacles hauts en couleurs : "La table verte", spectacle grandiose signé par le chorégraphe Kurt Joos et inspiré de "la danse macabre", une oeuvre qui dénonce la guerre, "Keith", une œuvre qui fait de la gestualité masculine un sujet majeur, "Sportive", un spectacle où la danse et le sport se complètent et se défient et enfin "Les affluents", une création moderne qui relève du "théâtre dansé"...
Espace de dialogue
Pour les organisateurs, cette manifestation se veut aussi un espace de dialogues et de rencontres, de débats et de conférence pour encourager l'action artistique et enrichir la scène culturelle.
En effet, en plus des spectacles qui seront donnés au complexe Touria Sekkat et au complexe culturel Moulay Rachid, les organisateurs prévoient des vidéos danses (spectacles de danse diffusés en vidéo). En plus, les personnes intéressées par la danse auront la possibilité de suivre des ateliers encadrés par des danseurs professionnels participant au festival.
Une façon de la part des organisateurs de partager leur passion pour la danse avec leur public.
Enfin, l'événement se place comme étant une plate-forme indispensable pour promouvoir la danse contemporaine au Maroc. D'autant plus que cette discipline reste toutefois méconnue par le grand public marocain. C'est aussi un moyen de sensibiliser à l'importance de l'éducation artistique.
Enfin, le festival international de danse contemporaine se présente comme étant un rendez-vous résolument tourné vers la création et la beauté du geste.
Copyright Groupe le Matin © 2026