Naissance de SAR Lalla Khadija

Ecoles coraniques, maternelles et jardins d'enfants à Salé

La préfecture de Salé Al Jadida bénéficie actuellement d'une infrastructure scolaire non négligeable sans compter de nombreux projets intéressant aussi bien l'enseignement fondamental que l'enseignement secondaire et supérieur.
>L'enseignement préscolai

30 Juin 2002 À 16:35

La préfecture de Salé Al Jadida abrite en son sein 202 écoles coraniques réparties sur l'ensembles de son territoire, et intéressant 8762 enfants de moins de 7 ans.
On constate que c'est dans le milieu urbain qu'il y a une plus forte concentration d'écoles coraniques, c'est à dire dans les municipalités de laayayda et de H'saine, soit 88% du total. Contrairement à l'enseignement fondamental où il y a un système de roulement des classes pour les salles, l'enseignement coranique dispose d'autant de salles que de classes.
Il y a également un éducateur par classe et par salle. Le taux d'encadrement est d'un éducateur pour 28 élèves. Parmi les élèves inscrits (8762) 44% sont des filles. Il faut noter, cependant, des disparités entre les communes quant aux proportions des filles inscrites dans les écoles coraniques. En milieu urbain, la part des filles dépasse 45% du total, alors qu'en milieu rural, cette proportion est de 16%, répartie de la manière suivante : 0% pour la commune de Shoul et 35,7% pour celle de Bouknadel.
Même en milieu urbain, il est très peu répandu, on ne trouve que 3 écoles avec un total de 10 salles et intéressant à peine 221 enfants soit 22 élèves par classe. Le nombre de filles atteint 105 soit 47,50% de l'ensemble des élèves inscrits.
Avant de présenter le secteur de l'enseignement dans la Préfecture de Salé Al Jadida, il convient de le situer dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, et ce, afin d'évaluer son niveau de développement par rapport à son environnement immédiat.
L'étude comparative des différentes provinces et préfectures de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs montre un prédominance de la préfecture de Salé. En effet 36,8% des élèves de la région inscrits dans le 1er cycle poursuivent leurs études à Salé Médina, contre 16,5% pour Sala Al Jadida.
L'étude comparative entre les deux sexes du milieu urbain montre un faible déséquilibre en faveur des garçons. Par contre en milieu rural, les filles sont faiblement scolarisées, elles ne représentent que 39,7% des élèves inscrits en milieu rural contre 60,3% pour les garçons.
Par ailleurs, on note également un fort déséquilibre entre le milieu urbain et le milieu rural. Les calculs montrent, en effet, que 82,4% des élèves du 1er cycle se concentrent en milieu urbain contre 17,6% pour le milieu rural. Il faut souligner que ces disparités entre les filles et les garçons d'un côté et entre le milieu urbain et le milieu rural de l'autre n'est pas spécifique à Salé Al Jadida, mais à l'ensemble des régions du Maroc. L'enseignement au niveau communal
L'enseignement préscolaire moderne n'existe qu'en milieu urbain

Les disparités entre les communes s'expliquent par l'importance de la population de chacune d'elles. En effet, c'est dans les communes où la population est la plus faible que les élèves inscrits au 1er cyle de l'enseignement fondamental représentent la plus faible proportion par rapport à l'ensemble des élèves de ce cycle. Rappelons à cet égard que la commune de Shoul abrite seulement 8,4% de la population de la préfecture, et celle de Bouknadel 10,7%.
La préfecture de Salé Al Jadida renferme un nombre d'établissements à peu près de même niveau que celui de certaines préfectures de la Région. Ainsi la préfecture de Skhirat-Témara dispose de 80 unités scolaires, Rabat de 86, Khemisset, par contre, se distingue par un nombre élevé qui atteint 356 (y compris les satellites), les deux milieux de résidence confondus. Par contre si l'on compare le nombre de salles, celui de la préfecture de Salé Al Jadida est le plus faible, suivi de celui de Skhirat-Temara qui est de 718 salles.
La répartition des équipements par commune montre que celle de Shoul dispose du plus grand nombre d'établissements. Il s'agit de petites écoles puisque le nombre moyen de salles par établissement est de 3, alors qu'à Bouknadel il est de 5, à H'saine et à Laayayda, de 15.
Le nombre d'élèves par classe est très important dans les deux municipalités. Les classes sont donc surchargées. Un effort à ce niveau doit être consenti afin d'améliorer les conditions de travail aussi bien des élèves que les instituteurs. Par contre dans les deux communes rurales, ce nombre est plus faible : 20 élèves par classe dans la commune rurale de Shoul et 36 dans celle de Bouknadel.
La répartition des instituteurs selon le milieu de résidence montre une forte proportion en milieu urbain, soit 75,5% ce qui s'explique par un nombre d'élèves beaucoup plus élevé dans ce milieu. Par ailleurs, on compte une moyenne d'un instituteur pour 40 élèves en milieu urbain contre seulement un pour 27 en milieu rural. Le taux d'encadrement est par conséquent beaucoup plus élevé en milieu rural.
En conclusion on peut dire qu'au niveau du 1er cycle de l'enseignement fondamental public il existe un déséquilibre remarquable entre le milieu rural et le milieu urbain aussi bien en ce qui concerne le nombre d'établissement que le nombre de salles par école ou encore le taux d'encadrement.
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