Histoire d'érudits
Moulay Abdellah Amghar : Abou Abdellah Mohamed Ben Jaafar, neveu de Moulay Ismaïl Amghar, fondateur de la ville de «TIT» qu'on appela alors «Aïn Fitr» est connu aujourd'hui sous le nom de Moulay Abdellah Amghar.
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LE MATIN
07 Juin 2002
À 17:39
Moulay Abdellah a créé une zawya avec une grande mosquée dans l'enceinte de «TIT». Et a formé les Moujahidines pour défendre les côtes atlantiques des Doukkalas de toute menace venant à l'extérieur. Sa célébrité est connue à travers le Royaume par des fatwas.
Sidi-Bennour : à la même époque des Almoravides au XIe siècle vivait à Quaria Abiskaouen un personnage très vénéré surnommé «Abi-Ennour» c'est-à-dire l'illuminé, cet érudit s'appelait, de son vrai nom, Abdellah Ben Wakris Adoukkali, originaire de Medina «Mouchtaraya». Contemporain de Moulay Abdellah Amghar, il donnait des cours à de nombreux disciples et plus particulièrement à Moulay Bouchaïb d'Azemmour qui séjourna au pays des Mouchtaraya.
Dans le livre «Tachaouf», la sagesse et la vertu de Sidi-Bennour ont été cités à plusieurs reprises, en exemple. Il possédait un véritable pouvoir d'imagination et l'on raconte que sa «baraka» rayonnait sur tous les Doukkalas. Ainsi, Sidi-Bennour a été un maillon de la chaîne d'érudits qui aboutit à Moulay Bouchaïb, le fondateur de la confrérie de Chouaïbiyoune.
Le Sultan alaouite Sidi Mohammed Ben Abdellah avait ordonné la construction d'une Kobba sur son marabout qui existe actuellement au centre de la ville de Sidi-Bennour.
Moulay Bouchaïb Sarya : originaire de Sanhaja, Abou Chouaïb Azemmouri, né en 443 de l'hégire à Ayyir, petit village situé à Abda, tout près de Sidi-Bennour.
Après avoir appris à lire et à écrire, Abou Chouaïb a entrepris un long voyage et même, selon certains, à Séville et à Cordoue en Andalousie. Ce voyage lui a permis de s'initier aux grandes doctrines scientifiques et mystiques (soufisme) et de côtoyer les grands maîtres tels Abi Jaâfar Ishaq Ben Saïd Lemghari de TIT, Abi Abbas Ahmed Ben Al Arif, le cadi Ayad.
Sa grande notoriété en tant qu'éminent savant lui a valu une place remarquable au sein de la société et de l'estime jusqu'à sa mort, à Azemmour, en 561 de l'hégire.
Abou Chouaïb Doukkali : Abou Chouaïb Doukkali Ben Abderrahman Sdaïgui, cheikh du mouvement «Salafistes» au Maroc, originaire de Oulad Amrou près Ghabiya connue avant de «Mouchtaraya». Né en 1876, il a reçu sa première éducation à Sdigate par de nombreux oulamas tels que Ben Azouz, Mohamed Sdaïgui et Mohamed Tahar Sdaïgui.
Ensuite, il regagna le Rif de Tanger, où il avait appris le Hadit, le Fikh et le Coran.
Son intelligence lui a valu une consécration royale. Après avoir terminé ses études à Al Azhar en Egypte, il devint respectivement Imam d'Alazhar et de la Mecque.
En 1907, il fut juge à Marrakech, puis ministre de la Justice à l'époque de Moulay Abdelhafid. Il avait enseigné le Hadit à Fès et Rabat. Ses conférences intéressaient de nombreux oulamas de tout le Maroc qui y assistaient, ce qui a donné une très grande célébrité à Abou Chouaïb Doukkali et à ses idées salafistes qui se sont répandues jusqu'en Algérie.
Mohamed Errafi : Abou Abdellah Mohamed Fath Ben Ahmer Errafi Al Azemmouri, El Jadidi, était parmi les plus grands savants de son époque, il avait une très large connaissance, surtout en Coran, Souna et le mysticisme.
Il était presque «autodidacte» il ne citait qu'un seul ckeikh qui lui avait appris les sciences de la théologie, Abouannaime Hadj Abou Chouaïb Al Azemmouri. Il avait consacré sa vie à des recherches approfondies en philosophie (critiques, analyses, jurisprudence) et refusa d'accéder aux différents postes supérieurs qui lui ont été proposés.
Il est mort en 1360 de l'Hégire à l'âge de 57 ans.