Fête du Trône 2006

Nomination de M. Driss Jettou : réactions de plusieurs personnalités du monde politique

Plusieurs partis politiques ont réagi à la nomination par S.M. le Roi Mohammed VI de M. Driss Jettou au poste de Premier ministre.
>Ci-après les réactions reccueillies par la MAP :

11 Octobre 2002 À 18:33

• Ahmed Osman Président du Rassemblement National des Indépendants (RNI)

Nous allons participer aux consultations auxquelles procédera la personnalité désignée par S.M. le Roi, conformément à la Constitution.
Nous espérons que M. Driss Jettou puisse former un gouvernement fort et homogène.
Lors des consultations (que va mener M. Jettou avec les différents partis politiques- NDLR), nous allons exprimer nos points de vue. Nous devons avoir un gouvernement fort, car il y va de l'intérêt du pays

• M. Saâd Eddine Othmani Secrétaire général adjoint du Parti de la Justice et du Développement (PJD)

C'est un scénario parmi les scénarios qui étaient probables.
La Constitution donne le droit à Sa Majesté le Roi de nommer un Premier ministre même s'il n'appartient pas à un parti politique.
C'est un scénario accepté selon la Constitution mais qu'on n'a pas encore étudié au sein du parti.
Personnellement, je pense que c'est parmi les scénarios les plus favorables pour le Maroc.
M. Driss Jettou est une personnalité qui a une expérience riche et entretient de bons rapports avec les partenaires politiques outre le fait qu'il a bien géré les élections du 27 septembre, autant de qualités qui militent en sa faveur.

• M. Mohand Laenser Secrétaire général du Mouvement Populaire (MP)

Je pense que S.M. le Roi a exercé ses prérogatives constitutionnelles. S'agissant de la personne de M. Driss Jettou, tout le monde est d'accord pour dire que c'est un homme de dialogue et de consensus qui jouit du respect et de la sympathie de tous.
Sur le plan politique, au MP, nous estimons que ce choix est très bon vu que les élections du 27 septembre n'ont pas permis de dégager une majorité significative.
Il fallait donc trouver un homme qui puisse susciter un consensus pour permettre au Maroc d'affronter les problèmes et de relever les défis.
Cette nomination ne nous surprend pas outre mesure, c'était une éventualité parmi d'autres que nous n'avons pas écartée.

• M. Mahjoubi Aherdane Secrétaire général du Mouvement
National Populaire (MP)

Nous respectons la décision de S.M. le Roi. Le choix est à sa place et nous ferons le maximum pour que cela réussisse. Nous allons maintenant entamer des consultations pour la formation du nouveau gouvernement, mais ce qui nous intéresse, c'est le Maroc et la monarchie et nous espérons que les choses se dérouleront dans la clarté.

• M. Abdellah Kadiri Secrétaire général du Parti National Démocratique (PND)

La nomination de M. Driss Jettou, l'homme qui jouit du respect de tous, était attendue au moment où aucun parti politique n'est parvenu à réunir une majorité parlementaire.
Le Premier ministre nommé par S.M. le Roi Mohammed VI peut garantir une majorité confortable et par conséquent constituer un gouvernement homogène qui se penchera sur les différents dossiers posés, économiques et sociaux.
M. Jettou a les qualités pour trouver des solutions adéquates aux problèmes économiques difficiles auxquels fait face le Maroc.
Quant à la question de la prochaine coalition gouvernementale, elle est du ressort du nouveau Premier ministre.

• Ismaïl Alaoui Secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS)

La nomination de M. Jettou est, certes, conforme à la constitution. Elle a pour autant surpris nombre d'observateurs politiques qui s'attendaient à une nomination pareille à celle de 1998 (parmi l'un des chefs des partis classés premiers aux élections, NDLR).
Il est toutefois essentiel de relever un certain nombre de données très importantes : M. Jettou entretient de bons rapports avec toutes les parties. Il a fait preuve d'un grand professionnalisme en assumant des responsabilités à des niveaux divers et il a démontré ses capacités et son grand savoir-faire dans l'organisation des élections, dans le cadre du gouvernement sortant.
Comme l'a souligné le communiqué du Palais Royal, M. Jettou est appelé à former un gouvernement ayant une majorité parlementaire et à donner une forte impulsion à la politique mise en œuvre par le gouvernement sortant pour résoudre les problèmes économiques et sociaux auxquels est confronté le pays.
Le gouvernement que va former M. Jettou doit inclure les formations politiques qui croient au changement.
M. Jettou est un homme pragmatique et nous avons la certitude qu'il est capable de former un gouvernement fort, pourvu qu'il soit soutenu par les forces qui croient au changement.

• M. Thami Khyari Secrétaire national du Front des Forces
Démocratiques (FFD)

La constitution donne à Sa Majesté le pouvoir de désigner le Premier ministre, ce que le Souverain a fait. Cette décision est conforme à la Constitution. Concernant l'évolution des choses, nous allons réunir incessamment nos instances avant de prendre position. Il faut avoir davantage d'informations avant de pouvoir se prononcer. Pour le moment, nous n'avons été contactés par personne.

• M. Mohammed Abied Secrétaire général de l'Union Constitutionnelle (UC)

Nous sommes heureux de la nomination par Sa Majesté le Roi de M. Driss Jettou en tant que Premier ministre, car il s'agit d'une prérogative qui est du ressort du Souverain.
Nous sommes prêts à accompagner une coalition pouvant dégager un gouvernement fort, capable de traiter les questions économiques, et non une coalition d'essence idéologique. Dès le début, nous nous sommes mis à l'écart du jeu des alliances.
Heureusement que le choix du Premier ministre est intervenu pour clarifier les choses.
Le choix du Premier ministre est une source de satisfaction pour nous, car il s'agit d'un homme qui fait l'unanimité autour de lui, qui a organisé des élections transparentes et régulières, comme tout le monde en témoigne, et qui est capable de conduire une équipe gouvernementale ayant pour priorités les préoccupations économiques et le dossier social. Il faut en finir avec la politique politicienne.

• M. Abbès El-Fassi Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal (PI)

J'ai été reçu ce matin, en ma qualité de secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, par M. Driss Jettou, que Sa Majesté le Roi a nommé Premier ministre.
Le Premier ministre désigné m'a expliqué les conditions de sa nomination par Sa Majesté le Roi et sa conception de l'action sérieuse et des réformes que le prochain gouvernement doit entreprendre, et il a proposé au Parti de l'Istiqlal de participer au gouvernement.
Je lui ai exprimé mes félicitations pour la confiance placée en lui par Sa Majesté le Roi et lui ai souhaité, en mon nom personnel et au nom du Parti de l'Istiqlal, plein succès dans sa mission.
En ce qui concerne la participation du Parti de l'Istiqlal au prochain gouvernement, cette question sera soumise à une réunion du comité exécutif, sachant que la décision finale revient au conseil national du parti.
Par ailleurs, le bureau politique de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) a rendu public un communiqué affirmant avoir décidé de poursuivre les consultations politiques avec le camp des démocrates, au service de ce que dicte l'intérêt suprême de la nation.
Dans le communiqué parvenu à la MAP, le bureau politique de l'USFP a indiqué avoir tenu jeudi une réunion consacrée à l'examen de la situation politique au Maroc, suite à la nomination de M. Jettou au poste de Premier ministre en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.
Après avoir discuté de cette situation, à la lumière de la conjoncture politique intérieure et extérieure, le bureau politique de l'USFP a exprimé sa fierté du bilan du gouvernement que dirigeait le premier secrétaire du parti, M. Abderrahmane Youssoufi et de son rôle dans la conduite du processus de transition démocratique qui a abouti à l'organisation des premières élections honnêtes dans l'Histoire du pays.
L'importance des réalisations économiques, sociales et politiques accomplies a été consacrée par le large soutien du peuple marocain qui a placé sa confiance dans la majorité qui dirigeait le gouvernement d'alternance, a estimé le bureau politique.
Tout en étant conscient que l'actuelle étape est cruciale, le bureau politique considère que l'évolution démocratique qu'a connue notre pays dicte de prendre en compte les résultats du vote populaire et la démarche démocratique qui en découle, souligne le communiqué.
Le bureau politique de l'USFP a décidé de convoquer les instances délibérantes du parti pour examiner les derniers développements de la vie politique et prendre les décisions qu'elles jugent appropriées.
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