Près de 60 ans d'existence séparent certaines formations en lice
Les législatives donneront lieu, au-delà des divergences idéologiques et politiques, à une confrontation entre les vieux et les jeunes partis en lice, 59 ans d'existence séparant le premier du dernier parti né au Maroc.
MAP
14 Septembre 2002
À 19:38
Sur les 26 partis en compétition pour les sièges de la Chambre des représentants, trois ont été créés avant l'indépendance.
C'est d'abord le Parti communiste marocain (PCM), créé en 1943, interdit en 1952, réapparu en 1969 sous l'appellation de Parti de la libération et du socialisme (PLS), puis légalisé en 1974 sous le nom de Parti du progrès et du socialisme (PPS). Ce sont ensuite le Parti de l'Istiqlal (PI) en 1944 et le Parti démocratique et de l'indépendance (PDI) en 1946.
Douze partis ont été fondés dans la période allant de 1956 à 1999, onze ont vu le jour avec le nouveau millénaire, dont sept ont moins d'une année d'existence et un a à peine deux mois.
Le premier parti à avoir été créé après l'indépendance est le Mouvement populaire (MP), en 1959. Il sera suivi huit ans plus tard, en 1967, par le Mouvement populaire démocratique et constitutionnel, rebaptisé plus tard Parti de la justice et du développement (PJD).
Outre le Parti du progrès et du socialisme, légalisé en 1974, trois autres partis naissent dans les années soixante-dix dans la foulée de la glorieuse Marche Verte. Ce sont le Parti de l'action (PA), également en 1974, l'Union socialiste des forces populaires (USFP), apparue en 1975 comme émanation directe de l'Union nationale des forces populaires (UNFP), fondée en 1959, et le Rassemblement national des indépendants (RNI), en 1978.
Trois nouvelles formations politiques font leur apparition sur la scène politique marocaine dans la décennie suivante : le Parti national démocrate (PND) en 1981, l'Union constitutionnelle (UC) en 1983, et le Parti du centre social (PCS) en 1984. Quatre autres partis sont constitués dans les années 90: le Mouvement national populaire (MNP) en 1991, le Mouvement démocrate social (MDS) et le Parti socialiste démocratique (PSD), en 1996, et le Parti du Front des forces démocratiques (FFD), en 1997
Quant aux partis du nouveau millénaire, quatre ont été institués en 2001. Ce sont l'Union démocratique (UD), le Parti des forces citoyennes (PFC), le Congrès national Ittihadi (CNI), et le Parti de la réforme et du développement (PRD).
Six autres ont vu le jour en 2002 : l'Alliance des libertés (ADL), Initiatives citoyennes pour le développement (ICD), le Pari du renouveau et de l'équité (PRE), le Parti Al Ahd, le Parti de l'environnement et du développement (PED), le Parti marocain libéral (PML).
Le dernier né, il y a deux mois, est le Parti de la gauche socialiste unifiée (PGSU), fruit d'une fusion entre l'Organisation de l'action démocratique et populaire (OADP), le Mouvement des démocrates indépendants (MDI) et le Mouvement pour la démocratie (MPD). Lors des dernières législatives, organisées en novembre 1997, seize partis seulement étaient en lice. Tous, à l'exception du MPD, avaient obtenu des sièges au sein de la Chambre des représentants, leur nombre variant de 1 pour le Parti démocratique de l'indépendance à 57 pour l'USFP. Sept d'entre eux, en lice pour les législatives en cours, composent la coalition gouvernementale actuelle. Ce sont l'USFP, le PI, le PPS, le RNI, le MNP, le PSD et le FFD.